Et puis il y a des albums comme Kicking the national habits de Grand National. La première écoute est désastreuse. J'aime pas; ça ne casse pas la baraque, rien de nouveau à l'ouest.
Mais malgré tout, il faut toujours réécouter un album, que le premier avis soit positif ou négatif. Ma méthode infaillible : le baladeur. C'est un peu le test ultime; on n'a rien d'autre à faire que se concentrer sur la musique, lorsque l'on marche où lorsque l'on est dans les transports. Et là paf! On s'en mord les doigts, les lèvres, et tout le reste. Oui, ça fait mal. Il faut se rattraper. Grand National est passé en quelques jours du statut d'album moyen à celui d'"album du matin" (ma grosse référence) puis "album qui donne la pêche" (salut Christophe Hondelatte ;)), et enfin "album de tout le temps". En cette période où mes déceptions musicales s'enchaînent, Grand National sort (enfin) du lot. Et pour l'instant en 2005, je n'ai pas trouvé mieux (mais ça va venir évidemment). En voici la critique détaillée...

Drink to moving on : On fait connaissance avec Grand National sur ce titre d'une pop sympathique et entraînante; une voix agréable, devrais-je dire même des voix (ne passez pas la souris sur le mot "des", c'est pas un lien :P). Remarquez aussi la richesse musicale, je parle d'inventivité dans les rythmes, quelque chose que fait défaut chez beaucoup d'autres en ce moment.
Talk amongst yourselves : :good: trop de la baballe ce morceau, je le kiffe grave! :lol: Je dirais même qu'il n'a rien à envier à des Chemical Brothers ou des Daft Punk en perdition, tellement l'intro électro couplée aux guitares est réussie. C'est totalement le style de zic que j'apprécie. En plus la voix ne gâche rien. Ici encore, on soulignera l'inventivité (d'ailleurs, je la souligne :D).
Playing in the distance : Classique jusqu'à une légère rupture à 1'35", le titre laisse une large place à la voix toujours envoutante de Lawrence Rudd. Le potentiel live du morceau est par ailleurs énorme... et pourtant je ne suis pas très "trompette".
Boner : un titre festif par son intro, de la bonne vibration, de la "positive attitude", preuve qu'on peut encore faire d'excellents morceaux sans nous rabâcher de la mélancolie; ça fait du bien aux oreilles. Des couplets au refrain, tout est bon.
Peanut dreams : conduit par une ligne de basse et toujours ce Lawrence Rudd décidemment (serait-il le chanteur du groupe? on me fait signe que oui...), un morceau calme et peu varié. Impeccable en musique d'ambiance pour un bar lounge branché. B)
Cherry tree : terrible celui-là aussi, on sent la folie poindre dans ce titre au côté Bee Gees très prononcé! ^^ ça déchire, ce disco-pop-rock et toujours cette ambiance positive. Moi je serais gay, je le mettrais sur mon char à la Gay Pride.
au lieu de ça je tape une critique sur un site web, chacun son ambiance folle... youhou... :doute:
Coming round : deuxième morceau (après "Playing in the distance") plutôt classique, et c'est dire si le classicisme chez Grand National est quand même étoffé, pour ceux qui auraient également l'album.
Daylight goes : très intéressante idée du xylophone pour donner au morceau un aspect "vacances d'été". Le chanteur y montre aussi qu'il peut monter sa voix un peu plus haut que sur les autres titres. On appréciera la rupture en deuxième partie de morceau, servant une basse et une guitare qui ne sont pas sans rappeler Police (le groupe, pas les lunettes).
North sound off : troisième morceau "classique" dans sa construction, et pourtant toujours autant de richesse musicale. La basse est de nouveau mise en avant, les voix toujours aussi bien.
Litter bin : et pour couronner le tout, Grand National nous met une vraie chanson de fin d'album... en fin d'album. Franchement je suis conquis. Seul vrai titre avec une ambiance un peu mélancolique (bah oui, on est triste de finir), aussi bien dans la basse que dans ce riff de guitare assez spatial, profond, aquatique, envoutant.
Bon. Je le dis, Grand National a presque tout compris à la musique. Presque, bah oui, le seul regret : la durée. 10 titres, pour passer en-dessous de la barre fatidique des 40 minutes (38'47" exactement), c'est peu. Mais la prestation quant à elle est impeccable. Le message est positif, ça aussi c'est bien, ça change. On manque d'album comme ce premier opus de Grand National. Evidemment, c'est un début; évidemment, il faudra attendre une suite.
