Présidentielle : objectif 2007

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Message par SamuraiEdge » 20 Fév 2007, 09:49

La victoire quasi-assurée de Bayrou ? J’avoue que j’ai du mal à voir pourquoi… Oui, certes : si il parvient au second tour, il aura de réelles chances de l’emporter, beaucoup plus que si c’était Le Pen, par exemple. Mais pas plus que Jospin face à Chirac, ou Chirac face à Mitterrand, autrement dit pas plus qu’un autre, me semble-t-il. Non seulement à cause d’un simple calcul du report des voix (qui serait au minimum équilibré entre les deux candidats Royal-Bayrou ou Sarko-Bayrou), mais aussi parce que l’état d’esprit du second tour ne sera pas le même que celui que l’on peut sentir actuellement. Au deuxième tour, le ton change, les électeurs votent plus « sérieusement », les échanges vont se durcir, les débats se préciser… et les stratégies se modifier. Actuellement, Sarkozy a principalement orienté sa campagne pour contrer Royal et, surtout, l’empêcher elle de le contrer. Mais si il se retrouve opposé à Bayrou au second tour, alors il modifiera sa façon de faire pour appuyer sur les points faibles du candidat UDF, lesquels sont nombreux. Et pareil pour Royal.

Et, histoire de, j’ajouterai quand même que je reste persuadé qu’au fond d’eux-mêmes, une bonne partie d’électeurs de gauche et d’extrême-gauche préfèreront voter Sarkozy que Bayrou ou Royal à un second tour. D’abord parce que la victoire de Royal entraînerait une emprise durable de la « gauche-cav’ » sur le PS, ce que beaucoup redoutent plus que tout, tandis que la victoire de Bayrou (avec les voix de la gauche, donc) entraînerait un éclatement du PS (qui serait déjà bien mal en point si Royal ne parvenait pas au second tour) et une nouvelle « crise de la gauche » française.

Sinon, concernant l’émission « j’ai une question.. » d’hier soir, c’est donc Royal qui s’y est collé. Pour ma part, je n’y ai jeté que de rapides coups d’œil, mais je suis quand même tombé sur ce qui m’intéressait, à savoir la question du financement de tout ce que Marie-Ségolène propose de faire.
La réponse de l’intéressée tient à la fois de la démonstration économico-mathématique d’un élève de seconde et de la formule magique : toutes les mesures qu’elle propose vont faire repartir l’économie, relancer la consommation et la croissance et, donc, in fine, assurer le financement de ses mesures ! C’est aussi simple que ça !
No comment…

Ah puis oui, aussi, tant qu’on y est, sur le smic à 1500 euros, deux commentaires. D’abord, je trouve ça très marrant que la campagne du PS soit prioritairement axée sur la revalorisation des salaires alors que si ces derniers sont bloqués depuis quelques années déjà, c’est d’abord et avant tout en contrepartie du passage aux 35 heures…
Ensuite, on ne m’enlèvera pas de l’idée que si elle était élue, Royal serait forcé d’augmenter les impôts pour financer ses mesures. Dès lors, quel est l’intérêt d’augmenter les salaires d’un côté si c’est pour chopper le tout de l’autre main, par les impôts ?
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Message par Kynerion » 20 Fév 2007, 11:14

SamuraiEdge a écrit :Et, histoire de, j’ajouterai quand même que je reste persuadé qu’au fond d’eux-mêmes, une bonne partie d’électeurs de gauche et d’extrême-gauche préfèreront voter Sarkozy que Bayrou ou Royal à un second tour. D’abord parce que la victoire de Royal entraînerait une emprise durable de la « gauche-cav’ » sur le PS, ce que beaucoup redoutent plus que tout, tandis que la victoire de Bayrou (avec les voix de la gauche, donc) entraînerait un éclatement du PS (qui serait déjà bien mal en point si Royal ne parvenait pas au second tour) et une nouvelle « crise de la gauche » française.
A mon avis c'est là où nos avis divergent. Je vois mal la gauche et l'extrême-gauche préférer Sarkozy à Bayrou lors d'un second tour, ou alors on nage dans l'idiotie totale. Car il faut l'entendre, la gauche, parler de Sarkozy: c'est le mal incarné. Bayrou tout au plus suscite l'indifférence.

Pour avoir regardé Royal (après FBI : PD ^^) je suis d'accord sur l'incohérence totale du financement, et surtout les conséquences : si elle se plante dans son programme, elle fait plonger le pays!

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Message par Kynerion » 21 Fév 2007, 12:09

Eric Besson s'explique sur les raisons de son départ de la campagne de Royal, puis du PS entier, dans une longue tribune du Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 766,0.html

Concrètement, pour l'avoir lu entier (et c'est assez costaud), la première page est la moins intéressante, en revanche la suite se lit sans mal. Pour ce qui concerne la campagne (notre sujet), je cite à mon sens ce qui doit terminer cette affaire (page 2 de l'article) :
Eric Besson a écrit :**********

Après ce long préambule de commentaires des arguments cités pour expliquer mon départ, j'en viens à ses raisons exactes et aux conséquences que j'en tire.

**********
1/ Je n'adhère pas à la façon dont est conduite la campagne de Ségolène Royal.

Je n'étais pas, chacun le sait et je l'assume, l'un de ses partisans de départ. Après le non au référendum, constatant qu'aucune personnalité n'émergeait suffisamment et considérant – à tort ou à raison – que François Hollande ne disposait pas encore de l'image publique qu'il mériterait, j'ai été de ceux qui ont cru que Lionel Jospin pouvait rassembler les socialistes et être notre candidat. Après l'annonce de son renoncement, j'ai respecté la décision que plusieurs d'entre nous avions prise de ne donner aucune "consigne de vote" en faveur de l'un(e) des trois candidat(e) en lice.

La candidature de Ségolène Royal m'intriguait. D'un côté, je percevais bien une fraîcheur, une détermination, un rapport au peuple et un savoir-faire de communication qui lui permettaient d'incarner, à gauche, un besoin de renouvellement que chacun perçoit.

Mais, par ailleurs, j'étais perplexe. Mes amis (et ils avaient sans doute raison) me disaient que je n'étais sans doute pas fait pour faire de la "politique autrement".

En clair : je n'avais aucune difficulté à adhérer à un certain nombre de valeurs fondamentales (le travail, la sécurité, les respect, la famille…) dont Ségolène Royal voulait être l'étendard. Je considérais même, comme elle, que la reconquête de la confiance des milieux populaires passait par cet aggiornamento. Mais je ne comprenais pas vers quoi cela nous conduisait concrètement. Et je ne comprenais pas qu'elle ne se saisisse pas des instances et moments de délibération collective (le Congrès, le bureau national, la commission du projet) pour donner un sens, une architecture à l'énoncé de ces valeurs. Prisonnier d'une vision dite ancienne de la politique, le chef (j'acceptais sans difficulté que ce puisse être une chef(fe)) disait le chemin, argumentait, arbitrait. Ségolène Royal n'utilisait pas ces outils dits "préhistoriques et machistes".

Lorsque Ségolène Royal a été élue par les militant(e)s, j'ai décidé de me consacrer loyalement et totalement à sa campagne, comme a bien voulu le lui rappeler le président de "Désirs d'avenir 26", l'un des premiers en France et dans la Drôme à soutenir Ségolène Royal et par ailleurs l'un des militants les plus dévoués et généreux que l'on puisse imaginer.

Dès la mise en place du dispositif de campagne, j'ai été nommé parmi les trois "secrétaires nationaux" chargés de la coordination des sujets de fond et des argumentaires. Il y a deux semaines, j'ai été nommé "débatteur" par Ségolène Royal, "autorisé à porter sa parole". J'imagine donc que mon travail n'avait pas dû être jugé contre-productif.

Ma loyauté ne m'interdisait pas de faire part à mes interlocuteurs réguliers, François Hollande, Jean-Louis Bianco, François Rebsamen notamment, de mes inquiétudes sur les "ratés" de notre organisation et de notre campagne :

– déconnexion entre le "siège de la campagne" et le "QG", rôle excessif et souvent nocif de "conseillers" dont la légitimité, la cohérence et le savoir- faire politique ne m'ont pas paru flagrants,

– absence de lieu d'arbitrage et de mise en cohérence des thèmes, discours et propositions de la campagne,

– faible utilisation des experts proches du Parti socialiste, qui sont pourtant nombreux et de grande qualité.
Je ne connaissais pas Eric Besson avant mais je le trouve très sympathique et j'aime sa façon de s'exprimer. En plus il est capable de dire qui il aime et qui il n'aime pas, sans se soucier des couleurs politiques. Dernier point, je partage son aversion pour les "éléphanteaux" du PS et notamment ceux qui entourent Ségolène Royal. Ils sont un peu le pire soutien qu'elle peut avoir, un peu comme Loïc Le Meur pour Sarkozy (sans compter Johnny, Doc Gynéco, et plein d'autres...).

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Message par Kynerion » 21 Fév 2007, 15:32

Et bien, ça n'a pas traîné, voici des attaques groupées contre Bayrou, comme de par hasard après la publication des sondages mettant le candidat de l'UDF en posture plutôt favorable.
Le Monde a écrit :Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy s'en prennent à François Bayrou

Ils l'avaient plutôt épargné jusqu'ici. Alors que François Bayrou continue sa progression dans les sondages, s'affirmant comme un troisième homme, voire un concurrent de second tour, les candidats de l'UMP et du PS précisent leurs attaques.

Mercredi 21 février sur RTL, Nicolas Sarkozy a affirmé que le gouvernement d'union nationale prôné par le candidat de l'UDF était "un projet curieux" puisque "la totalité des parlementaires UDF sont élus avec les voix de la droite et du centre".


Alors que M. Bayrou multiplie les appels du pied vers la gauche, évoquant la possibilité de nommer un premier ministre socialiste, M. Sarkozy a expliqué que, s'il était élu, il pratiquerait lui-même "l'ouverture". "J'associerai au gouvernement des personnalités qui n'appartiennent pas à ma famille politique", a-t-il assuré, ajoutant qu'il n'aurait "aucun mal à travailler" avec une personnalité socialiste comme Bernard Kouchner.

"CONFUSION MOLLE"

Mais le candidat de l'UMP met en garde sur le risque que comporte, selon lui, le projet de M. Bayrou qui "veut prendre un peu de gauche, un peu de droite, un peu de centre". "Si ce gouvernement improbable échoue, alors on livre la France aux extrêmes ou à la désespérance", a-t-il argué.

De son côté, à Rennes mardi soir, Ségolène Royal a accusé François Bayrou de ne pas avoir de projet du tout et d'entretenir une "confusion molle" . "Par le passé, ceux qui se disent ni de droite ni de gauche n'ont-ils pas toujours fini par tomber du même côté ?", a-t-elle demandé, suggérant que le candidat de l'UDF se rallierait in fine à la droite.

Mercredi, la candidate socialiste a renchéri en demandant à M. Bayrou une clarification de son positionnement. "François Bayrou dit qu'il n'est ni de droite, ni de gauche, je respecte cette position. (...) Mais je regarde ce qui se passe dans les collectivités territoriales (...) la réalité des choses", a-t-elle dit, sur France Info, reprochant aux élus UDF de ne jamais soutenir les décisions de gauche.

L'UDF ne s'inquiète pas forcément de ces attaques. "Si les socialistes et les sarkozystes se liguent contre nous, François est au second tour", pronostique une "huile centriste" dans Le Canard enchaîné.
J'aime beaucoup le terme de "confusion molle" employé par Royal. Venant d'elle c'est... amusant. :roll:

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Message par Kynerion » 23 Fév 2007, 09:45

Ségolène Royal réunit "la grande famille socialiste" derrière elle. Strauss-Kahn, Fabius, même Jospin est de la partie. Pour ceux qui s'intéressent au "vote pour un projet avec un gouvernement", et bien le voilà, le futur gouvernement. Que de surprises et de changements donc. Un véritable renouveau qui nous ramène dans les années 90 et la cohabitation...

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Message par Kynerion » 26 Fév 2007, 18:39

Ce sont de véritables attaques en règles contre François Bayrou qui sont matraquées en ce moment, tant à gauche qu'à droite, puisque "FB" ne cesse de progresser dans les sondages (ce qui généralement ne dure pas). Ma revue de presse d'aujourd'hui comporte en effet un nombre impressionnant d'articles visant le candidat UDF par des critiques de tout bord.

Une partie de la revue de presse du jour :

Royal, Sarkozy: unis contre Bayrou : http://www.liberation.fr/actualite/poli ... 458.FR.php
L'UMP remet Bayrou sous surveillance : http://www.liberation.fr/actualite/poli ... 368.FR.php
Coup d'accélérateur dans la campagne : http://www.20minutes.fr/articles/2007/0 ... mpagne.php
François Bayrou, une troisième voie crédible : http://www.metrofrance.com/fr/article/2 ... /index.xml

Et juste celui-là pour le plaisir :P
Quand les éléphants s’en prenaient à Ségolène Royal : http://www.lefigaro.fr/election-preside ... royal.html

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Message par Kynerion » 08 Mars 2007, 19:03

En voiture, Simone...
Le Nouvel Observateur a écrit :A peine ralliée à Nicolas Sarkozy,
Simone Veil tape sur François Bayrou


Cette figure du centrisme préside désormais le comité de soutien du candidat UMP. Une alliée de poids alors que François Bayrou ne cesse de progresser dans les sondages.

Le candidat de l'UMP à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, a reçu jeudi 8 mars le soutien public d'une figure de la vie politique française, Simone Veil, qui a aussitôt tiré à boulets rouges sur son rival de l'UDF, François Bayrou.
"Simone Veil m'a dit sa volonté de soutenir ma candidature, de prendre toute sa part à la campagne électorale et sa volonté d'expliquer aux Français pourquoi elle faisait ce choix", a dit le ministre de l'Intérieur à des journalistes. "C'est un élément important pour moi."
Tous deux venaient de déjeuner en tête-à-tête au siège de campagne du candidat de l'UMP, un rendez-vous symbolique à plus d'un titre en cette journée internationale de la femme.
Rescapée des camps de la mort nazis, Simone Veil, qui a fait presque toute sa carrière dans la haute fonction publique, a été plusieurs fois ministre. Les femmes lui doivent notamment la loi sur l'intervention volontaire de grossesse qu'elle a arrachée en 1974, grâce aux voix de la gauche, à une droite hostile.
Centriste, ex-membre de l'UDF, européenne de la première heure, elle a présidé le Parlement européen en 1979-82 et le Haut conseil à l'intégration. Elle était membre du Conseil constitutionnel depuis 1998.

Gentillesse et capacité de travail de Sarkozy

Elle a retrouvé cette semaine sa liberté de parole après avoir quitté le Conseil constitutionnel et elle en a usé dès ses premiers mots, jeudi. D'abord pour expliquer son soutien à Nicolas Sarkozy, qu'elle a côtoyé dans le gouvernement du Premier ministre RPR Edouard Balladur en 1993-95.
"Lorsque nous avons travaillé ensemble (..) j'ai eu beaucoup d'admiration, tout de suite, pour Nicolas, mais pas seulement de l'admiration, de l'amitié", a-t-elle déclaré.
Simone Veil a loué sa "gentillesse", sa "très grande compréhension", sa "capacité de travail" et son "intérêt pour les autres", qui font selon elle de Nicolas Sarkozy un homme différent "de l'image que l'on veut donner de lui".
"Je continue à appartenir au centre et à un centre qui existe au sein de l'UMP, même si quelquefois ce n'est pas lui qu'on entend le plus et qu'il faut à mon avis faire revivre parce que c'est une réalité, que nous en avons besoin", a-t-elle ajouté. "Le véritable centre, il est là."

Un soutien à Bayrou jamais envisagé

Priée de dire si elle avait envisagé de soutenir François Bayrou, qui talonne dans les sondages Nicolas Sarkozy et la candidate socialiste Ségolène Royal, elle a répondu : "Pas du tout !"
François Bayrou "ne représente pas du tout ce centre. Il ne représente que lui-même. Regardez les gens qui sont avec lui, ce ne sont pas du tout des gens qui viennent (...) de ce qu'était l'UDF autrefois", a expliqué Simone Veil.
Dans le parti de François Bayrou, "j'étais plutôt considérée comme, je ne dirais pas gauchisante, mais presque, un peu trop sociale, un peu trop ouverte. Et c'est d'ailleurs ce qui a fait qu'un jour j'ai quitté l'UDF", a-t-elle ajouté.
François Bayrou "propose quelque chose qui n'est pas du tout viable", qui est "de prendre des gens de tous les partis et de faire ensemble un gouvernement", a fait valoir Simone Veil.
"La démocratie, ça suppose de pouvoir avoir une alternance de projets, sans ça on est voué à avoir une crise", a-t-elle souligné. "Quand on fait de la politique, qu'on soit à droite, à gauche ou au centre, on accepte l'alternance. C'est une respiration pour le pays, alors que quand on est tous ensemble et qu'il y a un échec de ces gens qui représentent différentes positions, qu'est-ce qu'on fait si ça ne marche pas ?"

Un rôle à préciser

Elle a dit qu'elle ferait campagne en donnant des interviews et en allant sur le terrain. Elle n'a en revanche pas évoqué la présidence d'un comité national de soutien à Nicolas Sarkozy.
"On aura l'occasion dans les semaines qui viennent de préciser les choses", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Est-ce qu'on fera un comité de soutien ? Ce que nous voulons, c'est parler au peuple français dans son ensemble sans intermédiaire. Pour l'instant, c'est ce qu'on fait."
Il y a d'autres articles qui mettent en avant le fait, à mon avis important, que Veil n'aime pas du tout Bayrou (même quand elle était à l'UDF), mais passons. Ce que je retiens surtout de son soutien à Sarkozy c'est ça :
François Bayrou "propose quelque chose qui n'est pas du tout viable", qui est "de prendre des gens de tous les partis et de faire ensemble un gouvernement", a fait valoir Simone Veil.
"La démocratie, ça suppose de pouvoir avoir une alternance de projets, sans ça on est voué à avoir une crise", a-t-elle souligné. "Quand on fait de la politique, qu'on soit à droite, à gauche ou au centre, on accepte l'alternance. C'est une respiration pour le pays, alors que quand on est tous ensemble et qu'il y a un échec de ces gens qui représentent différentes positions, qu'est-ce qu'on fait si ça ne marche pas ?"
Une alternance de projets, sinon c'est la crise. C'est intéressant, parce que j'ai l'impression que depuis des décennies c'est une alternance de projets qui nous gouverne, et que pourtant la crise on l'a bien connue et en fait on la connaît encore. Et je crois surtout que la raison principale est que jamais un gouvernement (de gauche ou de droite) n'a réussi à mener à terme 100% de ses projets, justement à cause de l'alternance. Donc le pays n'a pas eu la chance d'avoir un programme conduit de bout en bout. Alors il est peut-être temps de changer de façon de faire...

Et puis je passe sur les sondages actuels, ça ne présage rien d'autre que du flou. :/

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Message par SamuraiEdge » 13 Mars 2007, 10:46

Après DSK, voilà que Borloo s'apprête apparemment à refuser poliment l'appel du pied de Bayrou concernant son éventuelle participation à un gouvernement "d'Union Nationale"... En même temps, je me demande bien ce qui a pu passer par la tête de Bayrou pour citer des noms : c'était vraiment tendre le baton pour se faire battre...
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Message par Kynerion » 14 Mars 2007, 16:34

DSK n'a pas explicitement refusé mais cela n'excuse pas l'idiotie de Bayrou dans sa démarche.

A noter qu'après nous avoir refait le coup du danger pour la démocratie blabla, Le Pen a encore une fois ses 500 signatures et sera donc bien parmi les candidats officiels. Outre le fait que j'aurais quand même voulu voir au moins une fois Le Pen dans l'impossibilité de se présenter, il serait bon de connaître la liste des derniers élus l'ayant parrainé, juste pour voir... :roll: ça peut être très instructif et je vous laisse méditer là-dessus : qui sont les derniers parrains de Le Pen ?

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Message par Kynerion » 15 Mars 2007, 09:42

On peut faire de grandes choses avec SPIP, la preuve, le site de campagne de José Bové : http://www.josebove2007.org/spip/

:wacko: Ouais bon, pour sa défense, c'est vrai c'est dur quand on commence... :P José Bové ne sera pas Président de la République, voilà c'est dit.

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Message par Olz » 15 Mars 2007, 12:50

Ouch...
Youpi!

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Message par SamuraiEdge » 16 Mars 2007, 13:28

Eric Besson "redoute" la victoire de Royal

Nicolas Barotte.
Publié le 15 mars 2007

**EXCLUSIF.* Le Figaro s'est procuré l'ouvrage de l'ancien secrétaire
national à l'économie du PS. Eric Besson accuse notamment Ségolène Royal
de populisme. Morceaux choisis.*

Eric Besson règle ses comptes avec la candidate et « ne souhaite pas »
son élection
Dans un livre, l’ancien secrétaire national à l’économie du PS accuse
Royal de « populisme ».
« Je pense en conscience que Ségolène Royal ne doit pas devenir
présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le
redoute pour mes enfants. » Eric Besson ne votera pas pour la candidate
du PS « ni au premier ni au second tour de l’élection. Sauf évidemment
si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen. (…) On est sur une pente très
dangereuse pour la France si elle gagne ». Dans Qui connaît Madame Royal
?, à paraître le 20 mars, dont Le Figaro s’est procuré une copie, le
député de la Drôme dresse un portrait assassin de la candidate. Il y a
un mois, il avait démissionné de ses fonctions pour protester contre
l’organisation de la campagne. « Qui connaît M Besson ? », avait alors
lancé Royal, avec un « mépris hautain », selon lui.
Dans ce livre d’entretiens, il décrit le « pouvoir ultra personnel » de
Royal « sans contrôle aucun ». « Seule sa propre gloire la motive. Elle
use et abuse de démagogie ». Royal ne serait pas de gauche à ses yeux ?
Besson parle de « populisme ». « Pour rester modéré », précise-t-il. On
est en France, pas en Amérique latine, même si des ressemblances sont
troublantes ». « Indigné » par les « jurys citoyens », il dénonce un
discours anti-élites. « C’est sa martingale. Opposer les politiques et
les Français, acclimater le poujadisme dans le discours de la gauche ».
Evoquant notamment le voyage en Chine de Royal, il juge que « l’absence
de maîtrise de ses propos est la marque d’une incompétence qui est quand
même très lourde ». Il dénonce aussi « l’amateurisme » de la candidate
ou « l’archaïsme qui sous-tend sa pensée : une détestation sourde de la
modernité, de la science, de la raison et du progrès ». Il pense
notamment à la position de Royal sur le nucléaire.
Au PS, il était chargé du chiffrage du projet. « Jamais programme
présidentiel, à gauche, n’a été inventé dans une telle imprécision, dans
un tel secret. (…) Mon boulot, et celui du PS, ce n’était plus de
construire mais de cacher cette réalité ». Il dénonce la logique de «
cour » autour d’elle et ses décisions « arbitraires ». Mais elle n’est
pas la seule accusée : « Elle est la conséquence de notre crise [au PS]
même si elle l’a tragiquement aggravée ». Besson, qui dément être un «
sarkozyste honteux », « ne reviendra jamais dans ce Parti socialiste là ».
/« Qui connaît Madame Royal ? » : Eric Besson, Grasset, 168 pages, 12,90€/
Conforme à ce que j'avais pu entendre dire de gens qui la fréquentent directement en Poitou-Charente :D
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Message par Kynerion » 16 Mars 2007, 13:53

Oui, c'est accablant pour elle. J'ai hâte de voir les débats entre candidats. Dès qu'elle est légèrement repoussée dans ses retranchements, Royal s'emballe et commet ses bourdes voire pires, révèle son incompétence.

Rassurez-moi, il y aura bien des débats entre candidats hein? :doute:

Sinon, aujourd'hui jour de clôture pour le dépôt des signatures, nous en sommes à 11 candidats pour le moment. Il manque 8 parrainages à José Bové, c'est moche... ^^

Nous y reviendrons.

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Message par SamuraiEdge » 19 Mars 2007, 10:47

Des débats ? Ben, a priori, il n'y en aura qu'un seul véritable, entre les deux tours. Mais bon, je me trompe peut-être, même si il paraît évident que Royal les évitera comme la peste...
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Message par juliano49 » 19 Mars 2007, 20:43

Les 12 candidats sont donc :

François Bayrou (UDF).

José Bové (Altermondialiste).

Marie-George Buffet (PCF).

Olivier Besancenot (LCR).

Arlette Laguiller (LO).

Jean-Marie Le Pen (FN).

Frédéric Nihous (CPNT).

Ségolène Royal (PS).

Nicolas Sarkozy (UMP).

Gérard Schivardi (PT).

Philippe de Villiers (MPF).

Dominique Voynet (Les Verts).
"La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, bien des gens paraissent brillants avant qu'ils n'ouvrent leur bouche."
"L'avantage d'être intelligent c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile alors que l'inverse est difficilement réalisable."

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