L'Europe à 0

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Kynerion
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Message par Kynerion » 21 Mai 2005, 17:44

On est d'accord pour dire que c'est pas clair. ^^

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Message par SamuraiEdge » 26 Mai 2005, 10:46

Plus que 3 jours avant le scrutin. Je voudrai donc une dernière fois m’adresser aux indécis et à ceux qui penchent pour l’abstention.

On ne peut pas, aujourd’hui, s’opposer à l’Europe.. Ceux qui disent que le salut est dans la conservation du système étatiste national français sont des autistes qui sont incapables de comprendre quelle est l’évolution de ce monde. Ce sont des conservateurs rétrograde qui se servent de la peur des gens pour prôner l’immobilisme. Et, face à un monde qui bouge et évolue à une vitesse aussi faramineuse (regardez comme en moins de 5 ans, depuis le 11 Septembre, notre vie à évolué, en bien ou en mal), l’immobilisme, c’est la mort.
Notre société va mal. Le chômage est devenu structurel, l’avenir est incertain et je-ne-sais-quoi encore. Et, face à cette situation difficile, vous voudriez jouer les hérissons, vous rentrer en boule, sur vous-même ? Pourquoi ne ferions-nous pas comme le Japon qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, ruiné, détruit, s’est remis en cause, à renoncer à certaines choses auxquelles ils croyait et s’est retrouvé moins de 40 ans plus tard à la seconde place de l’économie mondiale ?
Construire l’Europe nous imposera certains sacrifice. Mais n’est-ce pas le prix à payer pour survivre à long terme ? La France, pays de la Révolution et de Mai 68, a ce défaut de ne pouvoir évoluer que par à-coups, dans la crise. C’est aujourd’hui le moment de mettre un terme à cette façon de faire d’un autre âge.

Alors, soit : ce texte n’est pas parfait, loin de là. Mais voter OUI, c’est un vote d’espoir et de courage.
Peut-être pourrait-on renégocier un texte qui soit meilleur ? Peut-être, effectivement. Peut-être pas. Et, au fait, meilleur pour qui ? Moins libéral ? Et pourquoi pas plus ? La sagesse populaire ne dit-elle pas « un tient vaut mieux que deux tu l’auras » ? Ou encore « on sait ce qu’on perd, on ne sais pas ce qu’on gagne » ?

Bref, ne vous laissez pas berner par des extrémistes de gauche et de droite nostalgiques de leur pouvoirs passé. Les syndicats les plus à gauche, le PC et, plus récemment, le FN (tous pour le NON) étaient tous plus puissants il y a 10 ou 20 ans qu’ils ne le sont aujourd’hui. Ce vote est une occasion en or pour eux de retrouver un légitimité perdue, et ils ne reculent devant rien, et surtout pas devant le mensonge et la manipulation, pour la retrouver. Ne soyez pas leur jouet.

Ne vous laissez pas non plus manipuler par les carriéristes du PS, et notamment par Fabius. Là encore, ces sont des hommes avides de pouvoir qui se servent de vous pour gagner des atouts et préparer leur accession au pouvoir.

Pour finir, j’aimerai utiliser une métaphore.
Imaginez un groupe d’hommes perdus dans un désert. La température augmente de plus en plus, les gens commencent se sentir mal et ont peur. Et, face à cela, plusieurs groupes de personnes prennent la parole.
Les uns disent : « nous devons marcher tout droit, tous ensemble, unis. Peut-être trouveront nous un oasis pour nous abriter ». Certains leur répondent alors : « Non, nous devons rester ou nous sommes, ne pas bouger. Tous va s’arranger. Et puis de toute façon, je n’ai pas de conseil à recevoir de vous : je fais comme j'ai toujours fait. ». D’autres leur répondent également : « Nous, nous refusons de marcher, c’est contraire à nos principes. Et d’abords il ne devrait pas faire aussi chaud : c’est injuste. Nous devrions manifester contre la chaleur et déclencher un mouvement de grève illimité ». Alors, on décide de voter à main levée....

Voilà, en forçant le trait, un peu où nous en sommes. Mettez donc de côté vos rancoeurs, votre énervement, votre colère et réfléchissez : qui, de ces personnes, sont les plus sensées ?...

Sur ce je vous dit à lundi, en espérant avoir des raisons de me réjouir... :rolleyes:
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Message par Mg » 26 Mai 2005, 12:15

En un mot, un seul : c'est mal barré.

Oui, ça fait plus d'un mot. J'ai croisé ce matin quelqu'un qui ne va pas aller voter. Je l'ai frappé. Avec la constitution ( ça pèse ! )... Rdv la semaine prochaine, mais je ne suis plus du tout optimiste! <_<
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Message par SamuraiEdge » 27 Mai 2005, 10:25

Il y va parfois à la serpe mais tout cela respire le bon sens et la vérité. J'invite donc tout le monde, et surtout les indécis, à le lire avec attention ! ^^
Tout laisse à penser que la France s'apprête à rejeter
la première Constitution de l'Union européenne,
qu'elle a elle-même demandée, négociée et, en grande
partie, écrite de la plume de son ancien président,
Valéry Giscard d'Estaing. Le refus de ce texte,
pourtant de nature à améliorer substantiellement la
position relative de la France en Europe, serait, pour
les Français, un vote d'illusion et de désillusions.

L'illusion est double : croire que l'on sanctionne le
pouvoir, et lui seul ; faire croire que le non va
permettre de changer l'Europe. Le vote-sanction s'est
déjà exprimé lors des élections régionales, puis
européennes. Le gouvernement est resté en place,
soutenu par la majorité élue en 2002 pour cinq ans.

Désavouer le président peut certes provoquer un
certain soulagement, comme tout cri de colère.

Mais ce désaveu - le chef de l'Etat n'ayant aucune
intention d'imiter le général de Gaulle au soir du
référendum perdu d'avril 1969 - ne règle rien. En tout
cas pas dans l'immédiat le problème principal de
l'économie et de la société françaises : le chômage de
masse. Il risque en outre de retarder, ou de renvoyer
aux calendes, la prochaine alternance, car la gauche
sort profondément et durablement divisée de cette
campagne.

Une partie de celle-ci, emmenée par Laurent Fabius, a
"objectivement" (comme aurait dit Georges Marchais)
donné la main à Jacques Chirac, dont il ne faut pas
oublier qu'il a choisi le référendum parce qu'il était
une arme pour diviser les socialistes. Cette gauche-là
a gagné la bataille médiatique en accréditant l'idée
que le non est de gauche, quand toute l'Europe
progressiste et syndicale vote oui. Qu'on le veuille
ou non, elle légitime ainsi un populisme de gauche :
elle s'est en effet ralliée à l'idée "droitière et
xénophobe" (comme l'a écrit Jürgen Habermas dans Le
Nouvel Observateur) selon laquelle "l'abolition des
frontières entraîne des conséquences sociales
indésirables" que l'on pourrait éviter par un repli
sur l'Etat-nation. Or chacun sait que la seule
capacité de l'Etat-nation, seul, ne suffit plus depuis
longtemps à faire pièce aux conséquences de la
mondialisation.

L'idéologie qui porte le non - et que mesurent les
sondages : les partisans du non sont ceux qui estiment
très majoritairement que l'on en fait plus pour les
autres Européens que pour les Français - est bien
davantage souverainiste que de gauche.

Au reste, pour le chef de file du non à gauche,
Laurent Fabius, cette évolution n'est guère
surprenante : il était logique et cohérent qu'un jour
ou l'autre l'homme qui s'était distingué en assurant
que Le Pen posait "les bonnes questions" finisse par
donner sur un sujet décisif la même réponse que Le
Pen. Les Français, dans notre sondage, désignent par
avance ce dernier, avec Philippe de Villiers, comme le
vainqueur du scrutin : il n'en demandait par tant!
L'illusion est aussi de croire que voter non permettra
de changer l'Europe, de donner naissance à une Europe
qui, grâce au non français, réglerait les problèmes
français sans que l'on sache très bien ce que l'on
voudrait qu'elle soit.

De Villiers nous fait croire que nous allons aussitôt
signer un nouveau "pacte des nations européennes" et
Fabius que le non n'empêchera pas l'Europe de
continuer! Mais alors pourquoi se priver d'un texte -
le projet de Constitution - qui rend possible des
progrès qui ne le seront pas sans lui. Et comment
imaginer que les pays qui ont déjà ratifié cette
Constitution accepteraient de la renégocier du seul
fait qu'il existe, au sein du "shaker" français du
non, quelques leaders qui assurent se réclamer de
l'Europe et voudraient que celle-ci aille plus loin?
Ce serait évidemment une prime à tous ces partis – des
agrariens polonais à la Ligue du Nord en Italie - qui
jugent au contraire que l'Europe est déjà allée trop
loin.

A ces illusions, le non français ajoutera son lot de
désillusions. Celles-ci naîtront inévitablement du
fait que personne, ni en Europe, ni en France,
n'entend conduire une politique de rupture avec le
capitalisme. En posant l'équation Europe = libéralisme
= délocalisations = chômage, les partisans du non qui
se réclament de la gauche ont usé de cette consigne de
vote comme d'un substitut au mot d'ordre des années
1970 de "rupture avec le capitalisme". Même si Laurent
Fabius continue de se dire "réformiste", cette ligne
est au fond celle de tous ceux qui, à gauche, n'ont
pas accepté le tournant de 1983, celui de
l'acceptation par la gauche de gouvernement, de
l'économie de marché. Ceux-là oublient simplement que
le handicap économique des pays européens de
l'ex-Empire soviétique résulte précisément de ce
qu'ils ont été privés de l'économie de marché pendant
la seconde moitié du XXe siècle.

La désillusion viendra aussi pour ceux qui, croyant
avoir donné un coup d'arrêt à l'Europe libérale, vont
devoir rapidement constater que celle-ci continue, en
effet, mais désormais privée des instruments que crée
la Constitution pour lui offrir des garanties
sociales; ils vont devoir se résoudre à ce que la voie
soit désormais rouverte à une Europe conçue comme une
simple et vaste zone de libre-échange, là où la France
et l'Allemagne - et quelques autres – avaient
obstinément, et pendant tant d'années, mis en avant la
nécessité d'une Europe politique. Exit donc la
perspective d'une politique extérieure et de sécurité
commune, qui était au cœur du nouveau traité.

Bien sûr, il est des arguments en faveur du non qui
méritent d'être retenus et auxquels Le Monde, comme
c'est son rôle et son devoir, a largement ouvert ses
colonnes, au gré de ses comptes rendus de la campagne
comme des points de vue et des entretiens accordés à
leurs principaux avocats, qu'il s'agisse de Laurent
Fabius ou de Jean-Luc Mélenchon, de Philippe de
Villiers ou d'Henri Emmanuelli. Nous ne rangerons pas,
à ce chapitre, les mensonges, véhiculés par les
"nonistes", sur les prétendues menaces qui pèseraient
sur la laïcité de l'Etat français, le droit à
l'avortement dans l'Hexagone ou notre capacité à
organiser le financement public de services que, pour
des raisons d'intérêt général, nous estimons devoir
soustraire à la concurrence (santé, éducation,
culture, etc.).

En revanche, il est vrai que ce texte est bancal. Une
Constitution est un rappel de grands principes qui
fondent un régime (partie II du traité, avec la
déclaration des droits fondamentaux) et l'exposé des
mécanismes régissant le fonctionnement de ses
institutions. Ce ne devrait pas être un rappel
exhaustif des politiques qui ont été menées. Une
Constitution, c'est un texte court, pas un document de
plusieurs centaines de pages. Peut-être ne fallait-il
pas qualifier ce traité de "constitutionnel".

Il est vrai surtout que le référendum aurait dû avoir
lieu sur l'élargissement de l'Union - de 15 à 25
membres - au moment où il a été décidé. Et la refonte
des institutions aurait dû être achevée avant. Par son
ampleur, l'élargissement ne pouvait pas ne pas changer
la nature de l'Union. Il aurait fallu le reconnaître
plutôt que de prétendre, contre toute évidence, que
l'on pouvait mener de front l'approfondissement et
l'agrandissement de l'Union. Si, dans l'histoire
récente de l'Europe, il y a un moment-clé, c'est bien
l'éclatement de l'aire soviétique. Il revenait aux
chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze d'en faire
la pédagogie, d'en prévoir les conséquences et,
notamment, d'imaginer comment réussir l'intégration du
continent qui en résultait. Cette pédagogie-là
supposait des gestes forts, des Assises de l'Europe ;
elle exigeait de dresser une manière de "bilan" de
l'expérience européenne, comme l'a écrit Paul Thibaud
dans ces colonnes, avant de la renouveler en la
transformant.

Il est vrai enfin que, à la demande expresse de
l'Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne, le
traité n'injecte pas la dose de fédéralisme que
requiert le fonctionnement d'une entité composée de 25
à 30 membres.

Mais, si le non l'emporte, il resterait pour
l'Histoire, un signal. Celui d'abord de
l'affaiblissement de la France elle-même : elle sera
désormais moins bien placée pour dire ce que doit être
l'Europe. Celui, aussi, d'un alignement, à l'envers
des proclamations des partisans du non. Recevant à
l'été 2001 le premier ministre Tony Blair, George Bush
l'interpella ainsi, comme le rapporte l'historien
Timothy Garton Ash : "Tony, voulons-nous que l'Union
européenne réussisse ?" A la réponse positive qu'il
reçut, le président américain répondit que cela était
certainement, de la part des Britanniques, une
"provocation". A coup sûr, après un non de la France,
l'Europe cessera effectivement d'être une
"provocation" pour l'Amérique de George Bush.


Jean-Marie Colombani
Article paru dans l'édition du Monde du 27.05.05
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Message par Kynerion » 29 Mai 2005, 23:19

Et ben... voilà. C'est parti mon kiki, pour quelques semaines/mois/années bien folkloriques dont je suis à la fois curieux de voir le contenu, et très anxieux au point de vouloir le voir... de loin... depuis ailleurs, ça serait bien. :mellow:

A mon modeste niveau d'administrateur, j'ai tiré les conséquences de cet échec en... enlevant le sondage sur le traité :D Parce que je ne pouvais pas simplement le fermer. :doute: Alors rappel des derniers résultats : OUI : 8 voix. NON : 1 voix. (abstention : 0).

L'heure est donc à l'incertitude... et pour ma part, à la démoralisation.

En comptant ce message, voici (pour l'instant!) les statistiques des personnes ayant contribué à ce sujet depuis sa création.

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Message par SamuraiEdge » 30 Mai 2005, 09:30

:cry: :cry: :cry:

On peut se foutre de la tronche des ricains, on ne vaut pas mieux... Le vote populiste basique et stupide a décidemment bien la côte en ce moment....
Je suis abattu...

La France a bien fait de choisir le coq comme symbole. Comme disait l'autre, c'est le seul oiseau qui arrive à chanter avec les pattes dans la merde...

PS : vous remarquerez quand même que c'est le Grand Ouest (Pays de la Loire + Bretagne) et l'Ile-de-France, autrement dit les régions françaises les plus évoluées, qui ont voté Oui au Traité. Je propose donc que l'on fasse secession du reste de ce Pays d'ignares :mad:
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Message par Kynerion » 30 Mai 2005, 09:49

Niveau département, j'ai quand même eu le choc d'entendre que la Sarthe a voté plus largement Non que la moyenne nationale.

Mais c'est vrai que ce n'est pas un département très évolué... :D
Un jour le Conseil constitutionnel renseignera cette page : résultats référendum par départements. Restez connectés!

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Message par mouzillon » 30 Mai 2005, 20:53

Les conséquences des résultats au lendemain du référendum se font déjà sentir outre-manche...

Tony Blair a declaré ce matin qu'il allait peut-être reconsidérer le choix du référendum et qu'il devait prendre le temps de la reflexion (disons... jusqu'au référendum aux Pays-Bas...). Même si pour l'instant le référendum était la voie choisie par Tony Blair, rien n'est définitivement fixé... son présumé successeur Gordon Brown ne s'est pas encore prononcé sur la question.

A suivre...

(je transmet les informations, mais je ne peux pas encore parler de ce qui vient de se passer... je suis trop sous le choc... :doute: :( )
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Message par Kynerion » 02 Juin 2005, 02:14

Merci aux Pays-Bas de ne pas nous laisser seuls. Avec 61,6% des voix pour le Non, ils rejettent à leur tour le TECE.
Sur la dépêche de l'AFP, on peut par ailleurs lire ceci:
Quelque 58% des Néerlandais estiment que le non massif opposé mercredi aux Pays-Bas au référendum sur la constitution européenne ne doit pas entraîner de conséquences pour le gouvernement, selon un sondage réalisé mercredi soir.
La France reste donc beaucoup plus merdique... <_<

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Message par SamuraiEdge » 02 Juin 2005, 09:46

En même temps, chez eux, c'est la Parlement qui avait poussé pour organiser un référendum, pas le gouvernement...
Et en fait, c'est peut-être là qu'est le problème : eux ne confondent pas référendum et plebiscite.... <_<

Reste qu'on se sent moins seuls... Et à mon avis c'est pas fini... Le domino, sport européen officiel ? :D
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Message par juliano49 » 06 Juin 2005, 18:45

Le coup de grâce pour la Constitution Européenne?

Londres annonce le gel de son référendum sur la Constitution européenne qui devait avoir lieu au printemps 2006.

Cette décision évite une défaite cuisante à Tony Blair, mais il va dezvoir aussi faire face à ses autres partenaires Européens qui veulent que le processus de ratification aille à son terme. La réunion qui doit avoir lieu le 12 et 13 Juin risuqe d'être assez houleuse.
D'un autre côté, le Danemark et l'Irlande pourraient renoncer à leur tour à organiser leur scrutin référendaire.
"La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, bien des gens paraissent brillants avant qu'ils n'ouvrent leur bouche."
"L'avantage d'être intelligent c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile alors que l'inverse est difficilement réalisable."

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Message par Kynerion » 06 Juin 2005, 21:10

Ouais ouais, il y a plein d'autres pays aussi qui sont en train de faire marche arrière... oh la la le bordel qu'on a créé... dingue. :whah:

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Message par Kynerion » 18 Juin 2005, 14:12

Multiplication des pauses et reports des référendums, et conflits d'intérêts, et même retour à la monnaie nationale demandée dans certains pays... bref, c'est une vraie crise, elle est là, et c'est pas beau à voir. Heureusement que j'avais gardé des francs en souvenir dans un ballon de latex dissimulé dans mon rectum, je savais bien qu'il allait servir... B)

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Message par Kynerion » 11 Juil 2005, 17:09

Mais oui le Luxembourg, c'est bien! Non seulement ce sont les gens les plus riches d'Europe, mais en plus, ils sont moins cons (que nous)! Je crois que j'ai trouvé mon pays d'adoption. ^^
Bref, quel avenir pour le TECE après ce "OUI" sorti d'outre-tombe? Passera? Passera pas? Les paris sont ouverts (oui, on aime faire des paris ici; des paris 2012).
Je crois quand même qu'on aura un traité modifié. Mais comment ils vont le faire accepter, ça... :doute:

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Message par Kynerion » 19 Mai 2006, 17:57

La Slovénie va entrer dans la zone euro, à compter du 1er janvier 2007. Voilà une bonne nouvelle pour tous les collectionneurs qui vont avoir des pièces en plus à récupérer. Je serais d'avis que la Slovénie adopte l'ours comme symbole à frapper sur sa monnaie, ça ferait plaisir aux bergers pyrénéens je suis sûr... ^^

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