Batman Begins

Les chroniques, les critiques, le suivi, les réflexions, les remarques, les previews.
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juliano49
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Message par juliano49 » 15 Mai 2005, 12:34

Warner Bros a rendu publique aujourd'hui une bande annonce dite internationale de Batman Begins, pleine d'images inédites. Elle est téléchargeable ici
"La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, bien des gens paraissent brillants avant qu'ils n'ouvrent leur bouche."
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Message par juliano49 » 25 Mai 2005, 11:05

La Bat Cave à 360 °:ici

La bande originale de Batman Begins sera disponible dans les bacs le 14 juin. James Newton Howard et Hans Zimmer se sont associés pour le film.

On sent que la sortie du film approche car voici trois nouveaux spot TV et aussi l'intégral des spots: ici
"La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, bien des gens paraissent brillants avant qu'ils n'ouvrent leur bouche."
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Message par Kynerion » 14 Juin 2005, 21:23

BB sort demain. ^^
Nos amis du Monde (le journal, le grand journal super respecté et super chiant à lire mais indispensable pour réussir ses études de droit mais je l'ai jamais fait), publie une critique du film. Je vous l'annonce, elle n'est pas élogieuse. Et même, je vous la relate ici:
Batman, super-héros sans pouvoir, mis à nu et fauché en vol

Amis batmanophiles, préparez-vous à une triste nouvelle : "Batman Begins", le film qui prétend dévoiler la genèse de votre super-héros préféré, cloue en vérité l'homme chauve-souris dans un cercueil plombé. Après de brillants débuts sous l'égide de Tim Burton ("Batman" en 1989, suivi de "Batman, le défi", en 1992), puis une progressive baisse de régime avec ses successeurs ("Batman Forever", "Batman et Robin", de Joel Schumacher, "Catwoman", de Pitof), la série des adaptations cinématographiques du héros de bande dessinée créé par Bob Kane en 1939 trouve donc en Christopher Nolan, auteur des thrillers remarqués "Memento" et "Insomnia", son véritable fossoyeur.

La raison en est très simple, et d'ailleurs très clairement formulée par le réalisateur dans le dossier de presse du film : "Il y a quelques lacunes fascinantes dans cette mythologie, que nous avons déchiffrées et comblées à notre façon pour expliquer à la fois l'évolution de Bruce et celle de Batman." Batman Begins s'applique donc à lever tous les mystères de ce super-héros, qui en avait moins besoin que tout autre puisque sa caractéristique consiste à ne pas être doté de super-pouvoirs. Cette mise à nu lui sera plus dommageable que tous ses ennemis réunis.

L'ineptie du postulat ­ - prétendre divertir les gens quand on n'a pas compris que le mystère demande à être entretenu plutôt que dévoilé ­ - se double en effet de la manière calamiteuse dont il est mis en oeuvre. Tout y passe. Bimbeloterie psychanalytique (la peur du héros, liée à un traumatisme d'enfance, explique son comportement), tarte à la crème du cinéma d'action contemporain (ses années de formation au combat ninja en Asie), pathétique souci de réalisme (comment il a construit sa voiture et dessiné son masque).

Voici pour la première partie, qui prétend faire la lumière sur la manière dont le jeune Bruce Wayne, héritier d'une des plus grosses fortunes de Gotham City, s'est transformé en justicier combattant la pègre. Une heure plus tard, commence la seconde partie du film, qui met conséquemment en scène la première aventure de Batman.

ACTION ASSOMMANTE

Il y est opposé à Ducard (Liam Neeson), le mentor de ses années de formation, qui s'avère un fou furieux obnubilé par l'intégrité et bien décidé à anéantir la ville pour ses turpitudes. Débarrassé des quelques subtilités psychologiques de son ouverture, ce second mouvement est entièrement dévolu à l'action, dans sa déclinaison la plus assommante.

La fantaisie, l'inventivité et le sex-appeal des épisodes burtoniens cèdent définitivement la place à la pure accumulation et surenchère des effets, que l'interprétation monolithique de Christian Bale dans le rôle-titre ne contribue pas particulièrement à alléger.
On dirait une méchante critique de moi, dans un style plus relevé (Bimbeloterie psychanalytique, moi j'utilise pas ça :blink:).
De l'autre côté de la rive, le journal "La libre Belgique" (je ne sais pas si c'est Le Monde de chez eux), n'a pas le même venin dans la plume.
Christopher Nolan redonne corps et psychose au Dark Knight sous les traits de Christian Bale


«Pourquoi tombe-t- on?» interroge Alfred, le fidèle serviteur de la famille Wayne. «Afin de pouvoir se relever.» Après que Joel Schumacher l'eut transformé en super Eros kitsch, Batman a été précipité près de huit ans au purgatoire cinématographique pour se refaire une virginité. Mais faire renaître le caped crusader n'était pas pari facile. La Warner a envisagé toutes les recettes possibles, des bouchées doubles - l'improbable «Batman vs. Superman» par Wolfgang Petersen - au flan - Clint Eastwood en vengeur retraité reprenant le flambeau façon «Dark Knight Returns» de Frank Miller - en évitant la daube salée - Colin Farrell évoqué un temps.In fine, la résurrection aura été confiée à un tandem musclé: le réalisateur Christopher Nolan («Memento»... d'excellente mémoire) et le scénariste David S.Goyer (habitué aux héros de BD noctambules tels «The Crow» ou «Blade»). Et le résultat, quoiqu'imparfait, a le mérite de redonner des ailes au vengeur masqué créé en 1939 par Bob Kane. Le titre l'indique: on efface tout et on recommence tout. Oubliée la kitschissime série des années 60, digéré l'univers gothique de Tim Burton, balayée les vaudevilles des deux Schumacher. Voici un nouveau Batman, noir et réaliste.

BATMAN, HÉROS? BIN...

Témoin enfant de l'assassinat de ses richissimes parents, bienfaiteurs de Gotham City, Bruce Wayne (Christian Bale) tourmenté entre son désir de vengeance et sa volonté absolue de justice, s'enfuit à l'âge adulte pour trouver sa voie au bout du monde. C'est sous la coupe de Ra's Al Ghul (Ken Watanabe) et de sa Ligue des Ombres, sorte de confrérie de justiciers dirigée par Henri Ducard (Liam Neeson), que le jeune héritier va devenir un expert en close combat et apprendre à exploiter ses propres peurs et celles des criminels comme une arme.Fidèle à lui-même, Christopher Nolan privilégie aux délires comic o-visuels l'angle psychologique du Chevalier à la sombre figure. Du coup, les méchants ne lui volent plus la vedette (pas un seul grand nom - quoique - pour les incarner), au risque de paraître quelque peu inconsistants et de décevoir les amateurs de voltige et de bastonnades: il faut trois quarts d'heure avant de voir apparaître le Batman et Nolan donne l'impression d'être aussi préoccupé par les scènes d'action que Batman (période Adam West) par ses premiers collants (Bale, lui, enfile du kevlar).

AMERICAN PSYCHO

Mais les qualités de ce (re) commencement sont ailleurs. Dans l'interprétation de Christian Bale, d'abord. On ne pouvait rêver mieux que l'ex-American Psycho, regonflé à bloc au propre comme au figuré dans la foulée du «Machiniste», pour incarner cette projection d'une Amérique ambivalente face au recours à une violence qui est aussi un de ses fondements.

Autour de lui, la distribution est impressionnante. Malgré des effets faciles (Liam Neeson rejouant sa partition de maître sabreur façon Qui-Gon Jinn, Morgan Freeman en sorte de «Q» de James Bond, pour démystifier tous les gadgets) ou de mode (Katie Holmes, dont les amours surexposées profitent à la notoriété du film, ou Cillian Murphy au joli minois un peu fade), celle-ci ménage aussi de bonnes surprises avec notamment un toujours délectable Michael Caine en faire-valoir de classe dans le rôle du majordome Alfred, un sobre Gary Oldman en Jim Gordon, le policier intègre, et un Rutger Hauer trop policé pour être honnête.

En quête de réalisme pour son univers, Nolan évite encore les oripeaux kitsch des derniers opus et les afféteries numériques trop tendance, réinventant une Gotham City plus chicagolaise que burtonienne, avec ses bas-fonds entre Dickens et Ellroy. Ne manquait qu'un joker pour emporter totalement la mise. On l'annonce à la fin. Ce sera sans doute pour la suite.
Et comme je ne suis pas du genre à respecter les règles de l'équité (ou égalité, ou je ne sais quoi), voici le crachat de Karine Barzegar, journaliste au Nouvel Observateur, qui recèle quelques méchancetés bien senties donc je ne manquerai pas de m'inspirer. Surtout si j'aime le film... :rolleyes:
«Batman Begins»: le super-héros perd sa part d'ombre --par Karine G. Barzegar--


PARIS (AP) -- L'affiche dévoilait l'homme chauve-souris dans sa cape noire, silhouette irréelle se détachant sur le ciel de Gotham City, promesse d'un film sombre et gothique, à la hauteur des deux premiers «Batman» réalisés par Tim Burton.
Après les échecs des deux Batman sous la direction de Joel Schumacher, les studios Warner souhaitaient en effet redonner du souffle à la saga Batman en confiant le cinquième volet à Christopher Nolan.
Mais le cinéaste n'a rien compris. Ni aux super-héros, ni aux super-méchants. Ni aux comics, ni au cinéma du genre. Au lieu d'attiser la légende Batman sur grand écran, le réalisateur de «Mémento» et d' «Insomnia» -deux réussites- s'est appliqué à dynamiter, image après image, tout le mystère qui entoure les personnages de DC Comics, avec pour seule arme l'ultra-réalisme.
Résultat: mercredi dans les salles en France, avec «Batman Begins», c'est un Batman dépouillé de sa part d'ombre qui agonise sur l'écran, sous les traits glacés de l'acteur Christian Bale.
Depuis cette nuit tragique où ses parents ont été tués dans une ruelle mal famée de Gotham City, le jeune Bruce, héritier de la fortune des Wayne, n'a qu'une idée en tête: venger la mort des siens et punir les criminels de sa ville.
Lorsqu'il atteint sa majorité, le jeune homme, rongé par la colère et la culpabilité, décide de partir en voyage pour étancher sa soif de vengeance et trouver un moyen de lutter contre le mal et l'injustice.
Emprisonné dans une geôle chinoise, il vient à rencontrer un nommé Ducard (Liam Neeson) qui l'initie aux disciplines physiques et mentales nécessaires à son futur combat. Bientôt, son mentor l'invite à rejoindre la Ligue des Ombres, une puissante organisation adepte d'une justice expéditive, dirigée par l'énigmatique Ra's Al Ghul.
De retour à Gotham, Bruce retrouve une ville en décomposition, ravagée par le crime et la corruption. Autrefois à vocation philanthropique, la firme de son père, Wayne Enterprises, est tombée entre les mains d'un homme d'affaires cynique, Richard Earle (Rutger Hauer).
Quant à Rachel Dawes (Katie Holmes), son amie d'enfance devenue substitut du procureur, elle se heurte à un système judiciaire manipulée par des crapules telles que le mafieux Carmine Falcone (Tom Wilkinson) ou son âme damnée, le Dr. Jonathan Crane (Cillian Murphy), directeur de l'asile d'aliénés d'Arkham.
Avec l'aide de son fidèle maître d'hôtel, Alfred (Michael Caine), et de Lucius Fox (Morgan Freeman), responsable du département des Sciences appliquées de Wayne Enterprises, Bruce décide alors de se fabriquer un terrifiant alter ego, Batman, pour combattre la criminalité...
Là où l'on s'attendait à des aventures de Batman, il n'y a qu'un documentaire sur Bruce Wayne. Là où l'on espérait la malice de Michael Keaton, le charme de Val Kilmer, le charisme de George Clooney, il n'y a que la fadeur bouffie de Christian Bale. Là où l'on imaginait les origines de Batman révélées par bribes, il y a des explications sur tout, de l'enfance à l'âge adulte, le diagnostic psychologique en prime.
Résultat: Christopher Nolan vole à Batman sa part d'ombre. Il subtilise au super-héros son essence. Il le dépouille de son pouvoir de fascination, ne lui laissant qu'une cape en Kevlar et une Batmobile aussi barbare qu'une Humvee de l'US Army.
La première heure du film s'acharne à suivre la formation de Bruce Wayne chez Ra's Al Ghul, dans un mélange indigeste d'arts martiaux et d'initiation de Jedi, impression accentuée par la présence de Liam Neeson, alias Qui-Gon Jinn dans «Star Wars».
Pour le reste, ni la noirceur des décors et ni l'excellence des acteurs, dont l'inquiétant Cillian Murphy, ne parviennent à sublimer ce Batman, plombé par le réel et l'ordinaire.
Les spectateurs les plus rationnels apprécieront sans doute que les cases soient cochées, les aspérités gommées, les invraisemblances supprimées. Les autres pourront chercher refuge dans le Gotham City de Tim Burton, un cinéaste qui n'a jamais sacrifié le rêve et l'imagination sur l'autel du réalisme à tout prix. AP
Votre verdict à vous, prochainement, dans ces colonnes. ^^

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Message par radiopyramidheadsong » 14 Juin 2005, 21:42

Snif c'est dommage, toutes les critiques convergent vers un même point c'est pas bon signe.

Ce que j'aimerai savoir c'est comment le film se positionne par rapport à Batman year One (adaptation ou simple inspiration vague).
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Message par Mg » 14 Juin 2005, 23:13

Oui, enfin, si on suivait les critiques...

Concernant Year One, rien à voir. En effet, une adaptation de cette histoire de Frank Miller ( ... Sin City entre autres ), par ailleurs excellente, devait se tourner par Darren Aronofsky. Hors le réalisateur de Pi et Requiem For A Dream est parti tourner The Fountain. Car plusieurs projets se faisaient concurrence pour relancer la saga Batman ( notamment Sup/Batman par Wolfgang Petersen ) ; au final, c'est Nolan qui l'a emporté avec un script sous diverses influençes, mais pas issu de Year One.
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Message par Mg » 14 Juin 2005, 23:31

Si on veut jouer au jeu de la guéguère des pré-critiques, voici donc quelques points pour le "oui" ( tiens, ça me rappele qu chose .. :doute: ) ;

DVDRAMA
Il y a suffisamment de promesses et d’enjeux dramatiques dans le Batman Begins de Christopher Nolan pour nourrir la substance de dix films actuels. Comme tous les films qui désarçonnent dès leur première lecture, celui-ci risque de laisser dubitatif jusqu’à ce qu’il rassemble les éléments au préalable isolés pour former un ensemble d’une cohérence flamboyante. Fragmenté en deux parties très distinctes (intimiste et spectaculaire), Batman Begins commence comme un drame poignant, rigoureux et introspectif pour s’achever sur vingt minutes apocalyptiques où le récit bifurque soudainement vers le fantastique sourd voire l’horreur. Auparavant, il passe par une impressionnante palette d’émotions et de sous-intrigues toutes parfaitement menées et regroupées. Quelque chose comme le croisement de plusieurs opus disparates qui n’ont a priori rien en commun. Quelque chose comme du grand cinéma.
Je vous passe évidemment le détail de la critique, qui fait 3 pages.. sinon on perdrait l'intérêt d'aller voir le film.
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Message par Mg » 15 Juin 2005, 12:19

Après quelques petites recherches, un peu d'objectivité! Du mieux au pire ( ah tiens, Le Monde.. ) ;
Score
- Iris Steensma
Nolan n'impose pas vraiment de style visuel, ni une réalisation novatrice, mais plutôt un certain univers narratif très nouveau, tout à fait à la hauteur de la complexité du personnage et de l'univers qu'il génère. Au final, aucune déception, plutôt un grand plaisir à voir que le trio Nolan/Goyer/Bale va de front vers le radical et l'épure pour offrir aux fans, comme aux profanes, un diamant noir.

Libération
- Alexandre Simon
Il est bien loin le temps du Batman sombre, baigné d'une pâle lumière d'oubliette. Car depuis que Burton n'y met plus les pieds, la bonne vieille Gotham ne ressemble plus en rien au cauchemar récurrent de Bob Kane. (...) C'est un choix. A la décharge de Christopher Nolan, le troisième réalisateur à se frotter au genre (...), ce nouvel opus respire plutôt bien. (...) Un Batman épique, donc, très bien ficelé, dont on regrettera les chorégraphies de bastons de rue, filmées par-dessus la jambe.

Libération
- Alexis Bernier
Coscénariste (avec David S. Goyer, "Blade"), Christopher Nolan s'écarte du style cartoon pour se confronter à l'Amérique d'aujourd'hui et à ses hantises. Ainsi, toute la deuxième partie tourne autour de l'idée de panique nationale. Problème, au bout de deux heures et demie plutôt bien équilibrées entre action manga et blabla psychanalysant (peur, vengeance, justice...), ça reste confus.

Les Inrockuptibles
- Patrice Blouin
La bonne surprise de cet opus inaugural tient, d'ailleurs, dans la part essentielle qu'il accorde au narratif. (...) Le film de Christopher Nolan étonne par la modestie de sa mise en scène, le réalisateur préférant visiblement les décors naturels au studio et privilégiant la conduite du récit et les péripéties dramatiques sur l'invention plastique.

Télé 7 Jours
- Laurence Tournier
Grâce aux acteurs, Batman décolle enfin. Et le film de Christopher Nolan aussi. S'ensuit une histoire de méchants givrés comme on les aime, mais à laquelle il manque quand même la magie et l'humour des "Batman" réalisés par Tim Burton en 1988 et 1991, et dont Michael Keaton était le héros ténébreux, torturé et sexy.

Le Monde
- Jacques Mandelbaum
Amis batmanophiles, préparez-vous à une triste nouvelle : Batman Begins, le film qui prétend dévoiler la genèse de votre super-héros préféré, cloue en vérité l'homme chauve-souris dans un cercueil plombé. (...) L'ineptie du postulat (prétendre divertir les gens quand on n'a pas compris que le mystère demande à être entretenu plutôt que dévoilé) se double (...) de la manière calamiteuse dont il est mis en oeuvre. (...) La fantaisie, l'inventivité et le sex-appeal des épisodes burtoniens cèdent définitivement la place à la pure accumulation et surenchère des effets, que l'interprétation monolithique de Christian Bale dans le rôle-titre ne contribue pas particulièrement à alléger.
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Message par Mg » 15 Juin 2005, 17:46

Les Poupées russes de Cédric Klapisch plus fortes que le Dark Knight de Christopher Nolan. Forte de ses 3 millions d'entrées en 2001, la petite bande de L'Auberge espagnole fait un retour en fanfare dans les salles parisiennes ce mercredi 15 juin -aidée notamment par la diffusion du premier opus sur France 2 hier soir- avec quelques 4 455 entrées pour ses premières séances. Signant le troisième meilleur démarrage de l'année à 14 heures, le film devance donc Batman begins : pour son grand retour sous les traits de Christian Bale, l'homme chauve-souris attire 3 631 Franciliens et signe le deuxième meilleur résultat pour un film de la saga derrière les 4 792 entrées de Batman & Robin en 1997.
Bon, le film n'est sans doute pas appelé à cartonner comme les derniers films ricains de super héros, mais le critère principal quand à la survie de la saga, c'est la qualité. A voir donc en salles..
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Message par juliano49 » 17 Juin 2005, 17:19

Batman Begins:

Un Batman n'a jamais aussi bien porté son nom car c'est vraiment le début de l'aventure et donc comment peut on arriver à avoir un justicier déguiser en chauve souris dans Gotham City. L'histoire commence par une scène nous présentant Bruce Wayne enfant et gambadant un peu partout dans le manoir Wayne. Mais manque de bol il tombe dans un ancien souterrain construit durant la guerre. (Mais laquel? c'est une reprise de comics donc normal qu'il y ait des choses inventé...). Cette chute entraîne l'ouverture du souterrain et amènes directement au réveil de chauve souris qui nichait là. Cette vision marquera à tous jamais les rêves de Bruce Wayne (Christian Bale). Car en réalité c'est un rêve et l'on retrouve Bruce Wayne mal rasé, apeuré du cauchemar qu'il vient de faire, mais il est en prison. Cette prison est gardée par des chinois (car au vu des décors suivant on peut se dire que l'on est prêt du Tibet).
C'est dans cette prison qu'un homme se faisant appelé Ducart (Liam neeson) qui lui annonce qu'il trouvera ce qu'il cherche en haut d'une montagne mais avant d'y aller il doit aller chercher une fleur bleue. Après un long voyage, il arrive au sommet de cette montagne et avait auparavant obtenu cette fleur bleue. Il découvre une sorte de monastère ou ce Ducart lui apprendras l'art du combat. Pour l'ambiance on se croirait dans la menace fantôme, ou Liam Neeson alias Quin Gan Jin était un Jedi, il n'aurait plus manquer qu'il annonce à Bruce Wayne que "la force soit avec toi". C'est un peu désolant mais c'est peut être aussi à cause du fait que je suis un inconditionnel de Star wars.
De plus on apprends lors de l’initiation de Bruce Wayne à vaincre sa peur la plus secrète qui est celle des chauves souris et lui faire comprendre qu’il n’est pas responsable de la mort de ses parents. (Gros Flash-Back sur la mort de ses parents assassiné par un homme qui voulait les braquer à la sortie d’un théâtre. C’est à ce niveau là qu’il y a une rupture avec les Batman précèdent car on assiste pas à la même scène que celle du Batman de Tim Burton. Les Flash-Back continue avec le procès de l’homme qui a tué les parents de Bruce Wayne qui peut être libéré car détenant des informations sur le baron de la mafia de Gotham, il s’arme donc d’un révolver car ne voulant pas que ce dernier soit libérer, mais dès qu’il veut passer à l’acte il est précéder par un autre qui avait été engager pour l’empêcher de témoigner par la suite. Bruce décide après différent problème de s’enfuir et on sait enfin pourquoi il est en prison. C’est parce qu’il a voler des cartons de l’entreprise Wayne en chine. C’est le comble de l’ironie quand même)
Mais bon au final, cet entraînement avait pour but d’enrôler Bruce Wayne dans une sorte de groupuscules afin de détruire Gotham chose que ne peut pas accepter Bruce Wayne. Il fait donc tout sauter dans cette sorte de monastère mais sauve malgré tout Ducart, tout en tuant un certain Ras a Ghul.

Il décide donc de rentrer à Gotham pour empêcher la ville de sombrer. Là, il va profiter des bienfaits de l’ancienne entreprise de ses parents pour obtenir de la technologie de pointe, avec l’aide d’Alfred le Majordome et Lucius Fox (Morgan Freeman) ancienne ami du père de Bruce qui a été mis au placard depuis bien longtemps.
Il installe donc la Bat cave après s’être souvenu de l’existence de souterrain. Il préparera un costume et après un essai infructueux confectionnera une cape lui permettant de voler. C’est là la véritable naissance de Batman. (Bon les problèmes majeurs sont tout de même la voix qui est modifié mais c’est très grossier, mais au cours du film on s’aperçoit que le problème est réglé)

Peu à peu ses recherches le mène à s’intéresser à certaines personnes comme le sergent Gordon qui avait l’une des personnes à le réconforter lors de la mort de ses parents. Il le considère comme le seul flic qui n’est pas corrompu et se charge de lui faire savoir ses intentions. Il commence donc sa quête. Voilà a quoi se résume principalement la naissance de Batman. Par la suite c’est le début des attaques pour réussir à enrayer la violence à Gotham. Il s’attaque à l’ancien Baron de la mafia qui ira en prison. Mais il sera ensuite interné par Jonathan Crane qui n’est autre que l’épouvantaille car ayant une collaboration étroite pour une personne encore plus influente dont on ne connaît pas le nom. Par la suite Batman tombera né à né avec l’épouvantail qui utilisera une drogue faisant ressortir les peur de chacun et mettra le Feu à Batman. Celui-ci se réveillera trois jours plus tard. Et pourchassera Crane qui aura enlever le procureur et l’aura droguer. Lorsqu’il l’aura libérer, il faudra faire vite pour arriver jusqu’à l’antidote et donc on verra la Bat Mobile à l’œuvre dans une course poursuite avec la police.
C’est aussi le soir de l’anniversaire de Bruce et il découvre le véritable visage de Ras a Ghul en la personne de celui qu’il croyait être Ducart. Après avoir fait virer les inviter ras annonce que la fin de Gotham est proche. Celui-ci ayant voler une arme capable de transformer l’eau en Gaz et donc le docteur Crane mettait ce plan en place depuis longtemps car ayant déversé avant d’être arrêter assez de drogue dans les conduites d’eau pour droguer tout Gotham. Il assomme presque Bruce et met le feu au manoir, ce n’est qu’Alfred qui viendra sauver ce dernier qui pourra ensuite se lancer à la poursuite de Ras. Mais il libère tout les prisonniers de l’asile d’Arkham et donc c’est la panique en ville et l’épouvantail est de sortie il sera hors course grâce au procureur qui lui enverra une décharge électrique dans une scène à la « Sleepy hollow ».
Il y aura un combat entre Ras et Batman qui verra la mort de ras. La ville est sauvé juste à temps et Batman est un héros.
La fin est sous le signe d’une suite avec Gordon qui confie une carte de visite d’un bandit et qui représente un Joker…
Bon pour ce qui est de l’analyse beaucoup de chose sont critiquable dont le jeu de certains acteurs : Morgan Freeman se croit encore dans le film Bruce tout puissant ; Liam Neeson dans star wars…
Sinon il n’est pas si sombre que ça, et bon il manque la musique originale des premiers Batman et enfin, les batailles sont rapides et on ne voit rien car ça bouge dans tout les sens. Seule consolation le costume qui n’est pas mal, mais on le voit très peu en entier. Christian Bâle se défend bien quand même dans le costume de Batman, et il est quand même mieux que les deux derniers Opus.
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Message par Kynerion » 20 Juin 2005, 23:43

Batman Begins

Je ne comprends pas. Je ne comprends pas les gens qui n'ont rien compris à Batman Begins, les critiques du Monde et autres Karine Barzegar qui pensent que parce que c'est leur mauvaise période du mois, il faut se défouler sur le premier film venu...
Bref vous l'aurez compris, pour moi Batman Begins redonnent ses lettres de noblesse à une saga dévastée par Schumacher (Joel, pas Michael ni Ralph). Nolan y applique son univers, se permettant même un montage des scènes dans le désordre durant la première partie du film, un art qu'il maîtrise parfaitement depuis Memento. :wub:

Je renoue aussi avec Christian Bale qui m'avait profondément marqué depuis American Psycho. Un grand acteur sans doute, malgré un faciès assez félin il se glisse bien dans la peau d'un homme chauve-souris. J'ai lu aussi qu'on trouvait du Qui-Gon Jinn dans le rôle de Liam Neeson... <_< je pense que si c'était un acteur aussi mauvais, il n'aurait pas l'estime générale autour de lui. Et effectivement Liam Neeson interprète parfaitement son personnage sans comparaison aucune. Au niveau des acteurs donc rien à redire. Et, je n'ai même pas envie de m'attarder sur les petits points de détails (Batman est affublé d'une voix assez déroutante) tellement j'ai envie de défendre le film. Bon sang mais les gens ont-ils vu ce qu'était devenue la franchise dans les deux volets précédents??? :blink: Franchement, à croire qu'ils n'ont pas été voir le film et se sont contentés de le descendre juste parce que Batman avait sombré, comme si c'était à la mode.

Nolan rend aussi très bien une Gotham City sombre, à plusieurs étages, froide, sale et humide. Il ne détruit pas un mythe; il en construit bel et bien un. Il arrange même la transition avec les volets suivants (qui sont les précédents). Il ne fait aucune faute dans l'adaptation du scenario. Pour tout cela, Batman mérite d'être vu. J'arrive encore à passer 2h19 sans m'ennuyer. C'est beaucoup plus qu'il ne m'en faut pour arrêter de lire Le Monde... :mad:

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Message par Mg » 21 Juin 2005, 11:50

BATMAN BEGINS ****

Le retour du Dark Knight, dans toute sa splendeur! Splendeur sombre certes, où le traumatisme de la mort des parents Wayne allié à une profonde colère plongera le "prince de Gotham", soit Bruce Wayne, dans une quête de justice. Batman Begins nous ramène aux origines de la saga, se plaçant expressement avant les films de Burton et Schumacher.
Tout rappele enfin les bandes dessinées d'origine : l'influençe de Year One est indéniable dans la relation Gordon/Batman. Poussant plus loin, l'esthétique globale, l'histoire qui s'équilibre entre combats et réflexions sur le personnage ( sans doute le film poussant le plus loin les idées sur la psychologie de Bruce Wayne, sa double identité, ... ce qui le rapproche du premier Spider-Man, pour les références récentes ), le style des combats et les plans de Christopher Nolan ( The Following, Memento, Insomnia ) rendent enfin hommage aux inspirations des comics. Par ailleurs, la deuxième partie du film fait très Détective, alors que la première partie relate les origines du personnage, une partie quelque peu inédite par rapport au matériel de départ.

Où l'on suit tout d'abord Bruce Wayne qui parcourt le monde pour assouvir sa colère, suite à l'impossibilité de se venger ( l'assassin de ses parents a été tué.. ). Sur sa route, il croise un certain Ducart, allié de Ra's Al Ghul, qui l'entraîne au bénéfice de la Ligue des Ombres, qui fait la justice à son goût. Mais Bruce Wayne ne veut que la justice, pas imposer sa loi. Il quitte la Ligue et revient à Gotham, devenu l'empire du crime.
Sur place, il retrouve son amour de jeunesse ( sniff.. ), beaucoup de criminels, un empire économique, de nouveaux joujoux, et l'Epouvantail. A ses trousses, la Ligue..

Nerveux, sombre, non sans ironie et avec une esthétique toute nouvelle, Batman Begins renouvelle le genre Batman, et relance sans nul doute la saga. Bien loin des vrombissants Burton ou des kitchissimes Schumacher, Nolan impose sa vision du personnage, en cela aidé par un scénario bien ficelé de David Goyer ( la trilogie Blade... ). Les pierres de la légende Wayne sont posées, le final permet même d'envisager une suite autrement plus séduisante ; manoir détruit à reconstruire, justicier en devenir, .. tout est possible!
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Message par mouzillon » 22 Juin 2005, 12:00

Bon je ferai moins long car beaucoup a été dit... (j'ai bien fait d'attendre pour poster :P ). En gros ... pareil. Très bon film, bonne musique, bon scénario, bonne réalisation et EXCELLENT CASTING!!!!! Enfin je fais deux catégories.

Dans la catégorie 'agréable surprise' sont nommé: Christian Bale (qui est accésoirement quand même vraiment bien taillé... ouah quand il sort du lit... :wub: ). Katie Holmes (ça passe, mais c'est facile de faire la Joey, pas de talent d'actrice exceptionnelle).

Dans la catégorie brillant (voir brillantissime): Liam Neeson, Gary Oldman, Michael Caine, Cilllian Murphy.

Reste que je l'ai vu à l'Imax donc sur un écran de 20m de haut et 26m de large, donc bon ça aide pour apprécier un film!!!!

Pour l'anecdote, plusieurs scènes ont été tournée à Londres, et j'ai même appris hier que c'est le batiment dans lequel je travaille qui a servi de facade pour le Tribunal Gotham City, c'est dommage je n'y travaillais pas encore au moment du tournage... :doute: .
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Message par Kynerion » 22 Juin 2005, 15:20

Katie Holmes ne sera pas dans le prochain Batman... :( La production estimant qu'elle a un peu occulté la promotion du film à cause de sa relation avec Tom Cruise.
En revanche, Christian Bale a été le premier a renouveler, suivi par Michael Caine et Morgan Freeman. Gary Oldman devrait logiquement rejoindre la bande (enfin j'espère).

Katie devrait être remplacée par une plus grosse pointure, selon une source de la Warner. Apparement, ça serait du 44. :D

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Message par Mg » 24 Juin 2005, 18:51

mouai.. en même temps, c'est comme les James Bond Girls, on en change à chaque numéro. Et heureusement, je la trouve pas génial dans le rôle de la potache de service. Heureusement pour me conforter, elle n'apparait pas beaucoup, et la love story n'existe que peu. On est sauvé..
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Message par radiopyramidheadsong » 24 Juin 2005, 19:10

Mg,24 Jun 2005, 17:51 a écrit : rôle de la potache de service.
potiche mon ptit, potiche.

Potache c'est autre chose mais on avait compris ce que tu voulais dire, Katie holmes c'est du vent.
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