Chroniques Cinématographiques 2006

Les chroniques, les critiques, le suivi, les réflexions, les remarques, les previews.
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Message par Mg » 02 Jan 2006, 11:41

Youpi, Joyeux Hannukah!

Nouvelle année, nouveau sujet..

THE CAVE **

Pour ce film qui date de 2004, dans la droite lignée des slashers movies à l'américaine ( avant l'efficace et féminisé The Descent, mais sorti après donc ), on plonge dans les eaux souterraines de la spéléologie, avec tout pleins de petits monstres qui attaquent nos héros. Bon, rien d'extraordinaire, mais des moyens. Du ex héros de série Tv ( NY911 ), au vieux retour de l'ex-star ou la jeune actrice en recherche de rôle fort, on ne nous épargne rien. Si les tribulations de l'équipe confrontée au surnaturel de la situation, et l'environnement prête effectivement à des frissons inédits, rien de bien transcendant. L'histoire est un peu téléphoné, et seul le final osé pourrait paraitre ambitieux, s'il le reste suivait..
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Message par grrrr » 23 Jan 2006, 01:26

LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN****

Mais quel est donc ce film qui vient à peine de sortir dans nos salles et qui a déjà été primé d’un Lion d’Or au festival de Venise, récompensé de 4 Golden Globes (pour la réalisation, le scénario, la musique et celui du meilleur film) et qui part déjà grand favoris pour la prochaine cérémonie des oscars ?

Le secret de Brokeback Mountain, c’est l’histoire bouleversante d’un amour impossible entre deux jeunes "cow-boys", Ennis et Jack dans le contexte d’une Amérique profonde des années 60 où l'homophobie est telle qu'il est absolument impossible d’afficher une telle histoire et voire même dangereux.
(Il est malheureux de lire d’ailleurs que ce film est interdit de diffusion dans certains états américains).
Ennis et Jack se rencontrent alors qu’ils ont été engagés pour la transhumance d’un troupeau de mouton à Brokeback Mountains. L’un est chargé de la surveillance des bêtes et l’autre du camp et de la nourriture. Doucement les affinités apparaissent et des liens passionnels vont se créer. La situation est très déroutante, particulièrement pour Ennis qui est le plus déstabilisé et qui n’accepte pas l’idée de pouvoir être homosexuel surtout qu’il a pour projet de se marier dans quelques mois.
Le boulot terminé, n’assumant pas la situation et sans aucune discussion ils se séparent et la vie continue… Chacun de leur côté les deux hommes se marient, ont des enfants et c’est quatre ans plus tard, alors que Jack recontacte Ennis et propose de venir le voir que la passion renaît et elle durera vingt ans !
Vingt ans de frustrations à devoir se cacher, à essayer de se voir le plus régulièrement possible malgré leurs familles et les 14 heures de route qui les séparent…

Une triste réalité, poignante où le réalisateur prend son temps pour marquer l’évolution de cette relation. Il rentre dans l’intimité des deux amants, montrant leurs rapports passionnels, parfois violents, la lourdeur du poids qu’ils ont à porter… On ne peux pas être insensible à cette histoire, la réalisation est brillante, les acteurs sont parfaits, la durée de 2h15 est correcte...

C’est un très bôôôô film, qui chamboule... Moi qui voulait voir le film de Kad&O après, franchement là ce n’était plus possible… ^^

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Message par grrrr » 23 Jan 2006, 13:25

Ca y est, je l'ai retrouvé...

Allociné:
Certains cinéphiles de l'Utah ont eu la surprise de voir Le Secret de Brokeback Mountain disparaître des écrans alors que sa sortie avait été annoncée. Le Mega plex 17 appartenant au Larry Miller group situé dans la banlieue de Salt Lake City a en effet décidé de retirer de ses écrans le long-métrage au dernier moment alors que Larry Miller avait donné son accord à la société de distribution Focus Features pour diffuser le film.

La sortie du Secret de Brokeback Mountain qui raconte une histoire d'amour entre deux cow boys semble faire trembler les groupes ultra conservateurs des Etats-Unis comme l'Utah Eagle Forum, qui s'est élevé contre la sortie du film. Gayle Ruzicka, son président, s'est dit enchanté de la décision de retirer Le Secret de Brokeback Mountain. Il estime que ce film n'est pas un exemple pour la population de l'Utah et que le fait de retirer le film démontre aux jeunes qu'il y a quelque chose de mauvais dans cette illustration de l'Ouest
Putain, c'est film sur la tolérance et la liberté... c'est navrant...Image

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Message par juliano49 » 29 Jan 2006, 13:26

La véritable histoire du petit chaperon rouge :

Alors qui ne connais pas l'histoire du petit chaperon rouge... Et bien oublié l'histoire gentillette car là on assiste à une autre histoire, sauf au début. Et oui, on nous montres l'histoire réelle au début, jusqu'à ce qu'interviennent la police, mais surtout avec l'interrogatoire de chaque personnages.
On se retrouve donc avec un chaperon rouge qui s'appelle rouge, et c'est son nom de par la couleur de son chaperon, elle travaille pour sa grand-mère. Le loup, un reporter qui est à la recherche du coupable de vol de recette de gâterie. Il soupçonne rouge et sa grand mère. A ses côtés, un petit écureuil sous extasie qui n'a pas pris de café, mais complètement perché.
Un bûcheron bavarois, qui se trouve être un acteur pitoyable, vendeur de confiserie. Mais qui pour jouer un rôle de bûcheron doit le trouver au plus profond de lui. Et la grand-mère alias trois G, une star des sports extrême... Alors qui est le coupable ? Et bien la solution n'est pas ce que l'on peut penser au début, c'est même une surprise. Pour le savoir allez voir ce film d'animation qui réjouira petits et grands...
Dernière édition par juliano49 le 29 Jan 2006, 14:24, édité 1 fois.
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Message par grrrr » 29 Jan 2006, 13:56

Ah! et bien je te suis ^^

LA VERITABLE HISTOIRE DU CHAPERON ROUGE***

Image
Un peu douteux le titre :rolleyes:

Une version disons très moderne du petit chaperon rouge, en tout les cas les cinq premières minutes du film… après ça se complique ^^. Lors de la célèbre altercation entre le loup et le chaperon après découverte de la supercherie s’ajoutent la vraie mère-grand qui surgit du placard ligotée on ne sait trop comment, un écureuil hyperactif et un pseudo bûcheron bavarois qui ne sait lui-même pas trop ce qu’il fout là. S’ouvre alors une enquête pour essayer de démêler cette histoire assez abracadabrante et retrouver le voleur de recettes de cookies; chaque personnage devra donner sa version des faits révélant leur identité (le loup journaliste, le bûcheron comédien…) parfois cachée (une grand-mère férue des sports extrêmes par exemple). Ajoutez à cela toutes sortes d’animaux dont un lapin tout mimi nommé Bouingo, une chèvres aux cornes interchangeables et qui ne peut s’exprimer qu’en chantant, le fameux écureuil photographe hyperactif assez rigolo qui parle très très très vite et nous avons tous les éléments du cocktail assez cocasse de ce film d’animation des frères Edwards.
Le ton est assez original, voulant faire une version vraiment trash du joli petit conte de Perrault les dialogues ne sont pas vraiment tempérés et sont biens incisifs niveau humour…. et c’est drôle ! Pour ce qui est du graphisme, c’est assez simplifié, pas particulièrement agréable, genre ce que l’on faisait il y a plus de cinq ans, mais une fois que l’on s’est habitué à cela on passe outre car ce n'est pas ce qui fait la force du film. Musique électro-punk, un bon rythme soutenu tout le long.
Bref, on passe un moment agréable, on rit, c’est pour tout le monde!

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Message par juliano49 » 03 Fév 2006, 16:28

Zathura:

Bon réalisé par le même que Jumanji, donc remix un peu et on obtient le même film a peu près sauf que robin williams n'est pas là !
En fait deux frères n'ont de cesse de se chamailler, le plus jeunes découvre un jeu Zathura qui va les conduire à traverser tout l'univers, avec de nombreux danger. Le seul problème, il faut finir la partie, pour pouvoir rentrer chez eux.
Bon le film a certains moments sympa, mais on s'ennuie vraiment bien... et le remixer ne sera pas source de succès comme ça pu être le cas de jumanji.
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Message par Mg » 13 Fév 2006, 00:54

MUNICH ****

Dans la nuit du 5 septembre 1972, huit terroristes palestiniens, membres du groupe Septembre noir, pénètrent dans le village olympique et prennent en otage des membres de l’équipe israélienne. Ils réclament la libération de 200 compatriotes emprisonnés en Israël. La prise d’otages se termine dans un bain de sang, avec la mort des onze Israéliens, de cinq terroristes et d’un policier allemand.

Steven Spielberg oscille encore une fois. Après le spectaculaire War of The Worlds, il nous livre un film attendu depuis longtemps : Munich. Où sa vision d’un conflit, adaptation du livre Vengeance de George Jonas, et les détails de l’affaire découlant de la prise d’otages de Munich.

La question au centre du script est essentielle. Jusqu’où aller dans la lutte au nom d’une cause ? Spielberg ne se veut pas arbitraire, mais prône la remise en question objective tout en restant consensuel. Pas de dénonciation hasardeuse, pas de polémique. Juste l’histoire d’un homme, agent du Mossad devenu littéralement la main armée de son gouvernement pour abattre les commanditaires de Munich. De contacts en planques, il va abattre six des 11 hommes de sa liste, accompagné de quatre hommes de mains aux spécialités diverses. On y remarquera Mathieu Kassovitz évidemment, Daniel Craig aujourd’hui, Ciarán Hinds le Jules César de la mini Rome, ... Les rôles pulullent pour cette retranscription pour le moins réaliste. On suit le chemin de ces hommes, au fil de leur mission, et de leur remise en question et des manipulations.

Leurs cibles sont elles vraiment les coupables de Munich, ou juste des ennemis de leurs patrons ? Commanditer par des intérêts supérieurs, agissent ils justement, ou comme de vulgaires assassins ? Acculer, deviendront ils à leur tour les pantins d’un gigantesque jeu entre sphère d’influence... ? Les questions ne manquent pas, et Spielberg démontre avant tout qu’il n’y a en ce bas monde ni bien ni mal. Au final, ni justice réelle, ni cause justifiant de tuer. Et si cela illustre parfaitement le conflit Israel/Palestine au centre du film, le message est universel. Et touche par conséquent tout le monde. La vengeance meurtrière ne résout rien.

Au-delà, on se surprend à constater que les faits par eux-mêmes sont sidérants. Si tenter que l’on puisse prouver tout cela ( sans remettre en cause la véracité des situations, on nage en eaux troubles, entre CIA, KGB, et cie .. ), voir de puissants palestiniens sous protection russe ou américaine, poursuivis par des israeliens, on est loin de la diplomatie de façade. Un retour aux réalités assez impressionant.

Au final, un grand film sur le fond, qui démontre que Spielberg s’est émotionellement impliqué. Sur la forme, rien de bien extraordinaire, mais on l’oublie rapidement pour se concentrer sur l’histoire. Avec un Eric Bana tout simplement impressionnant. Un film sérieux, nerveux et stressant, qui illustre de manière parfaite l’idiotie des conflits modernes.

En 1986, une première adaptation de ce livre était tournée pour le petit écran par l’Anglais Michael Anderson (Le Tour du monde en 80 jours, L’Age de cristal). Dans ce téléfilm intitulé Sword of gideon, le rôle d’Avner est tenu par Steven Bauer, comédien découvert dans Scarface. A ses côtés figurent Michael York, Rod Steiger ainsi que plusieurs Français, de Laurent Malet (un des membres de l’équipe recrutée par le Mossad) à Cyrielle Claire en passant par Lino Ventura, qui incarne Papa, personnage interprété dans Munich par Michael Lonsdale ( source : allociné ).
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Message par Kynerion » 05 Mars 2006, 23:48

Aeon Flux

Voilà un film tout entier qui n'est que prétexte à mater Charlize Theron... :huh:

En 2011, un virus a détruit 99% de la population. Et depuis 400 ans la cité de Bregna qui abrite les survivants vit sous la dynastie des Goodchild. Aeon Flux est une tueuse qui doit assassiner le président Trevor Goodchild et mettre fin à sa dictature. Sauf qu'en fait depuis 400 ans les humains sont fertiles donc on ne fait que les cloner en leur faisant croire qu'ils se reproduisent. Et sauf que Aeon et Trevor, depuis 2011, et ben ils s'aiment...

Voilà voilà, science-fiction, combats, technologies, amour et clonage. C'est moins bien The Island, mais dans les deux films l'actrice principale est canon. Et surtout, il y en a un des deux qui est vraiment un film, et pas un défilé d'une plastique de rêve...

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Message par Kynerion » 06 Mars 2006, 23:15

Les Bronzés 3

J'ai souffert tellement c'est nul... et pourtant sur le papier, c'est pas long! mais alors à voir... :nul: Ah le cinéma français va mal, on nous le répète, là c'est confirmé. Il va mal parce qu'on nous sort des films de plus en plus pourris oui, et qu'on les propulse en tête d'affiche dans 900 salles. Une honte. :mad:

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Message par grrrr » 13 Mars 2006, 01:48

TRUMAN CAPOTE***

Image

Un film porté entièrement par Philip Seymour Hoffman (oscarisé pour son interprétation de l’écrivain), acteur qui avait jusque là surtout tenu des seconds rôles mais qui lui avaient déjà permis de démontrer son grand talent dans des films comme Le talentueux M. Ripley. Pour le coup, c’est un rôle sur mesure qu’il incarne, celui de Truman Capote, un des plus grands écrivains américains de romans noirs de sa génération.

Le film, tiré d’un partie de sa biographie, raconte comment et dans quelles conditions Truman Capote a écrit son meilleur best-seller "De Sang Froid" à partir d’un fait réel: le meurtre effroyable de quatre membres d’une famille de fermiers du Kansas, abattus au fusil à bout portant. Le film révèle ce personnage fascinant, dont l’excentricité lui confère un côté sympathique en apparence mais qui cache une personnalité sombre, trouble, qu’on a du mal à bien discerner… on saisit difficilement les réelles intentions de cet homme et jusqu’où peut aller sa moralité. L’écrivain va mener son enquête auprès des habitants de cette petite ville du Kansas, et se lier d’amitié avec l’enquêteur afin d’avoir accès à toutes les informations. C’est ensuite aux deux meurtriers, deux jeunes Mexicains condamnés à la peine de mort, que Truman va s’intéresser, surtout à l’un deux, Perry avec lequel se crée des liens très ambigus basés sur une certaine fascination de l’écrivain pour cet homme qu’il considère comme différent pour ce qu’il a fait et à qui il souhaite certainement pouvoir trouver une excuse pour l’acte qu’il a commis -supposition- (Perry refusera longtemps d’en parler), mais aussi basé sur le mensonge car son but finalement sera de vampiriser cet homme et d’en tirer tout ce qu’il pourra pour en arriver à écrire son bouquin… et Perry de son côté pensera pouvoir aussi profiter de cette relation, pensant que le livre de Truman pourra les aider à leur éviter la peine capitale…


L’interprétation de Philip Seymour Hoffman est en effet surprenante, que ce soit au niveau du visuel, des gestes, de l’attitude… jusqu’à la voix du personnage très particulière (la VF devrait être interdite pour le coup !)… et si on en croit les dires: la ressemblance est frappante, Philip Seymour Hoffman EST Truman Capote ! La réalisation est de grande qualité malgrés quelques points un peu légers à mon goût…
Les personnages secondaires : certains d’entre eux sont mal exploités. Par exemple l’ami de cœur de Truman Capote... le rôle de ce personnage est quasiment insignifiant dans le film malgré son importance dans la vie de Truman. Il n’agit sur rien, ne se pose même pas de questions sur les agissements de Truman… c’est dommage, il n'amène rien! Par contre j’adore le personnage de Nelle (interprété par Catherine Keener) comme la bonne vieille amie qui connaît le personnage par cœur et qui n’est dupe d’aucunes de ses flagorneries.
On a par ailleurs du mal à cerner ce que veux réellement Truman. Il fait tout pour trouver un bon avocat pour les deux criminels (ds le but d’avoir du sursis pour l’écriture de son bouquin), puis on le voit tomber en dépression parce que les deux criminels ont une infime chance d’échapper à la peine de mort et il décide de ne plus leur chercher d’avocat… tout ça pour quoi finalement ? Alors qu’il rend visite aux deux hommes juste avant leur exécution il leur dit qu’il a tout essayé et il est bouleversé, il se révèle très lâche… mais sincère ! Cette grande confusion dans laquelle on se retrouve ne reflète pas seulement celle du personnage même, ce serait trop facile de dire cela je pense, mais plutôt de la réalisation; Bernett Miller semble s'égarer quelque peu et ne réussi pas à approfondir certains points importants (notament la relation Truman/Perry). Du coup on trouve quelques longueurs en deuxième partie de film après un très bon début.…


Un très bon film mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un chef d’œuvre comme on peut l’entendre un peu partout :/ … disons que ça se discute…
Dernière édition par grrrr le 13 Mars 2006, 02:37, édité 1 fois.

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Message par Mg » 16 Mars 2006, 14:27

UNDERWORLD 2 : EVOLUTION

Suite directe du premier volet, Underworld Evolution montre juste que tout cela se tient bien. Encore des combats, des combinaisons moulantes, des loups garous, des vampires...
Une mythologie qui s’étoffe un peu plus, de manière cohérente, même si l’éventuelle trilogie semble un peu étirée. Bref, sans rien en dire de plus, Underworld nous rassasie encore une fois de combats sanguinaires ( avec rien de moins que le Vampire et le Loup Garou d’origine, deux frangins maudits ) et de complots extraordinaires ( le père des deux précédents, un poil protecteur ). Blade n’est pas loin dans l’idée... Second volume d’une trilogie dont pour l’instant le premier vire en tête, Evolution semble être la passerelle avec le troisième film, clairement annoncé comme... la suite.

Notez, j'ai voulu remettre mon message dans le sujet Underworld, et pis ben.. je pouvais pas. donc whalou.
Dernière édition par Mg le 16 Mars 2006, 14:28, édité 1 fois.
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Message par Mg » 23 Mars 2006, 12:14

DU JOUR AU LENDEMAIN **

Le nouveau Poelvoorde, sur la variation des évènements incongrus. Un homme malchanceux, morne et déprimé commence à avoir de la chance, des amis, du bohneur... et ce du tout au tout. Réalisation très moyenne, pour un Poelvoorde qui s'essaye à la comédie douce amère, sans être jamais meilleur que dans le burlesque. Film sympa, mais pas mémorable..

RENAISSANCE ***

Film français dans la mouvance d'Enki Bilal et certaines Bds, Renaissance a été entièrement réalisé sur fond vert, avec de vrais acteurs bardés de capteurs, et un rendu totalement virtuel à l'écran.. en noir et blanc très contrasté. Visuellement, c'est réellement beau, donnant l'impression d'une bande dessinée en mouvement, hyper réaliste. Placé sur ça un vrai scénario de polar constitué de meurtres, enlèvement, recherches génétiques.. dans un Paris futuriste très dickien, et vous obtenez un vrai pari cinématographique, avec en plus une fin pour le moins osée!

SYRIANA ****

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce film représentant les diverses luttes de pouvoir autour du pétrole, et des pays le détenant ( essentiellement Arabie Saoudite.. ). Syriana prend le point de vue de la CIA, des conglomérats américains, des ouvriers de base et du pouvoir saoudien. Un quadruple point de vue faisant la belle place aux acteurs ( Clooney, Damon.. ) et aussi aux histoires personnelles des personnages. Un film démontrant qu'au fond, nous sommes tous humains, mais que certains sont de vrais salauds. Au fond, un bien mauvais constat, mais mis en image superbement, pour finir dans un tourbillon de sang et de larmes.. Politique sans trop être polémique, il pose un postulat existant, en dénonçant les magouilles et leurs conséquences. Sidérant.
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Message par Mg » 29 Mars 2006, 00:13

GOOD NIGHT AND GOOD LUCK ***

Très bel hommage de Clooney ( acteur/réal ) aux années 50 et cette fameuse "chasse aux sorcières" qu'il dénonce via l'histoire d'un des rares journalistes à s'opposer à McCarthy. Quand les médias étaient aussi virulents, si ce n'est plus, qu'aujourd'hui, et les luttes de pouvoir ne se cantonnaient pas au Capitole. Tout en noir et blanc sur fond de musique d'époque ( jazz,... ), un pur bijou pour les nostalgiques ou les amoureux d'Histoire contemporaine. Une réussite, tout comme son premier film.
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Message par grrrr » 11 Avr 2006, 18:40

>L'ÂGE DE GLACE II**
Scraaaaaaaaaaaat :whah:
Image
:wub: bon ben c'est la grande star de l'Age de glace... indénibale! ^^ Tout le monde réagi au quart de tour à chaques apparitions... limite pendant tout le film, avec mon voisin, on n'attendait que ça :P même si le moment passé avec la bande habituelle (Manny, Sid et Diego) est agréable... sans plus. Disons que je ne les trouve pas particulièrement attachants... leur rencontre par contre avec Ellie, un(e) mammouth qui croit être un opossum et ses deux frères adoptifs (de vrais opossums) est rafraichissante. Cette fois-ci le danger réside dans la fonte des glaces en raison du réchauffement climatique. La vallée dans laquelle ils vivent est menacée d'être engloutie sous peu. Une sensibilisation pour les gosses... c'est bien... ça part d'un bon sentiment sauf qu'à la fin tout s'arrange laissant croire que le danger n'est plus... ils auraient dû en rajouter une petite couche.
Bon, après pour les gosses, c'est un très bon animé! :)

mais vive Scraaaaaaaat!!!!!!
(purée! Ils ont faillit nous le tuer :huh:)

on peut même jouer avec lui si on veut :P



>WASSUP ROCKERS!
Perso... j'ai détesté! C'est un film très spécial (du Larry Clark quoi! :D)...
C'est en gros l'histoire de sept jeunes latinos qui vivent dans le ghetto de Los Angeles, qui ne se séparent presque jamais de leurs skates et qui décident un jour de se rendre du côté de Beverly Hills pour skater. Là-bas ils vont faire la rencontre avec deux jeunes bourgeoises, puis subir un contrôle de la police qui ne va pas très bien se dérouler... à partir de là, les embrouillent commencent. Ils vont gouter furtivement à un monde très éloigné du leur, truffé d'excentriques super caricaturés et à chaque fois ça se termine mal... voilà vous rajoutez à cela un b.o. très punk.
Bon ben... on les voit beaucoup skater, tout le monde n'a qu'une envie: baiser, les situations sont totalement absurdes, contrairement à ce que montre la bande annonce c'est mou... En plus, il y a énormément de gros plans à la limite du ridicule, qui démontrent une espèce d'obsession du réal, obsession sexuelle, et franchement moi ça m'insupportait... (surtout parce qu'ils sont moches... voilà c'est dit! :P)



>LA PLANETE BLANCHE***
Une grande fresque sur l'évolution de la faune et de la flore en Arctique au rythme des saisons qui se termine par une sensibilation sur les graves effets du réchauffement climatique(1).
Comme on peut s'en douter, les équipes menées pendant trois ans par les réalisateur Thierry Piantanida et Thierry Ragobert (deux grands connaisseurs de la région du pôle nord) nous ont ramené de magnifiques images de cette région avec des plans très originaux, vraiment intéressants... c'est donc un régal pour les yeux!

L'originalité aussi de ce documentaire c'est qu'il y a une véritable mise en scène. On voit par exemple l'ours chasser, il guette sa proie (un phoque caché sous la neige) et on voit à la fois l'ours avancer pas à pas et le phoque sous la neige qui ne bouge pas, qui attends, le souffle court, le plan sur la tête du phoque de plus en plus serré au fur et à mesure que l'ours s'approche... c'est intéressant mais dérangeant aussi car pour le coup on peut reprocher ce montage subjectif qui déforme la réalité; comme quand on a la femelle ours qui va se séparer de ses oursons qui sont maintenant autonomes et qu'on nous sort limite les violons avec un gros plan de la tête de l'ours qui fixe la caméra avec ses grans yeux noirs, brillants, plan qu'on nous laisse pendant des plombes! Aaaah elle est tristounette la maman ours :rolleyes:... On confère aux animaux des sentiments qu'ils n'ont pas, là c'est criticable! :/
L'autre point négatif, c'est que ce n'est pas un film très instructif, le commentaire n'est pas vraiment approfondi et pourtant on s'en pose des questions!!

Bref, film à voir pour les images...
(1) Les menaces du réchauffement climatique
# En trente ans, la banquise du Pôle Nord a perdu un million de kilomètres carrés, près de deux fois la surface de la France.
# Selon les climatologues, les tempatures globales devraient subir une augmentation de 7 à 10 degrès au cours du 21e siècle.
# En certains endroits, la banquise a perdu 40% de son épaisseur en un demi siècle. Un processus qui risque de la menacer de disparition en été avant la fin du siècle.
(Allocine)

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Message par Kynerion » 28 Avr 2006, 20:59

Camping

Ah, j'ai surpris mon monde en bifurquant au dernier moment quand il faut choisir sa file: de Silent Hill vers Camping. Je ne sais pas, une intuition, un doute, un groupe de jolies filles attirées par Dubosc... :rolleyes: Ni une ni deux, je sens que je vais emballer, c'est le retour des années collège. Si elles aiment le beauf, elles vont être servies. :D

Lumières éteintes, générique, c'est parti. "Camping", tout le monde connaît l'histoire qui tient sur la ficelle d'un string : un chirurgien esthétique parisien (et sa fille, bonjour mademoiselle) tombe en panne à Arcachon et se fait recueillir au camping des Flôts Bleus (trois étoiles quand même, attention madame) par une bande de joyeux drilles.

Mais quand je dis "joyeux drilles", évidemment c'est la beaufitude suprême. Vous savez, les chaussettes avec les tongs, la voiture modifiée (avec klaxon de rallye), les provisions de colonie de vacances, les débardeurs et les t-shirts intellectuels ("J'aime le Cotentin", terrible). Le film est donc une ode à tout cela, le camping, sa vie, son oeuvre, ses rencontres, ses animations philosophiques (la course des canards, la danse des tongs, et non l'inverse), sa discothèque locale, ses coucheries...

Oui, pour tout cela, le camping, j'adore... au cinéma. Et pour le fond de la critique, rassurez-vous, les Flôts Bleus auront de la place pour vous, vous ne serez pas déçu dans la rigolade. Là où "Les Bronzés 3" ont laissé un grand vide, Dubosc et compagnie reprennent brillamment le flambeau et vous font passer un agréable moment comique.

(article à suivre)

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